L’Orage Trump s’abat sur l’Espagne au Sommet de l’OTAN
Le président américain Donald Trump a de nouveau créé la controverse lors du sommet de l’OTAN qui s’est tenu ce mercredi à Ankara, ciblant cette fois l’Espagne avec des déclarations virulentes. Qualifiant le pays de « cause perdue » et d’« allié terrible », il a reproché à Madrid son manque de participation et de contribution financière à l’Alliance atlantique.
Des Accusations Directes et une Menace Commerciale
Devant une presse attentive, Donald Trump n’a pas mâché ses mots : « L’Espagne est une cause perdue. C’est un allié terrible. Ils ne participent pas, ils ne paient pas. Je ne veux plus rien avoir à faire avec l’Espagne, je n’ai même pas l’intention d’y retourner. » Poussant l’escalade, le président a ensuite instruit son secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de « préparer immédiatement » un décret visant à interrompre « tout échange commercial » avec la capitale espagnole.
La Réponse Mesurée de Pedro Sánchez
Face à cette attaque prévisible, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a opté pour une approche calme et factuelle. Il a rapidement présenté une déclaration détaillée, chiffres à l’appui, illustrant les contributions concrètes de l’Espagne aux diverses missions de l’OTAN. Interrogé sur les critiques acerbes de Trump, Sánchez a affirmé que son gouvernement les recevait avec « calme et patience », évoquant même une « discussion informelle » avec le président américain où ils auraient « parlé de football » dans une ambiance « cordiale ».
Souveraineté Commerciale et Présence Militaire
Concernant la menace de sanctions commerciales, Pedro Sánchez a rappelé que la compétence exclusive en la matière revenait à la Commission européenne, soulignant l’interdépendance économique au sein de l’Union. Il a toutefois reconnu un déficit commercial de l’Espagne avec les États-Unis. Le Premier ministre a également insisté sur la souveraineté de Washington quant à ses décisions de réduire ou de retirer ses forces militaires d’Europe. Actuellement, des troupes américaines sont stationnées sur deux bases stratégiques en Espagne : la grande base navale de Rota et la base aérienne de Morón.
Un Passé de Tensions : L’Exclusion de l’OTAN Déjà Évoquée
Ce n’est pas la première fois que l’Espagne se retrouve dans le collimateur de Donald Trump. En octobre dernier, bien avant le déclenchement de la guerre en Iran, le président américain avait déjà suggéré d’exclure le pays de l’OTAN. Il avait alors déclaré que « l’Espagne traîne le pas. Le pays va bien et n’a pas d’excuse » pour ne pas atteindre l’objectif de consacrer 5 % de son PIB à la défense, malgré les bonnes performances économiques du pays qui alloue actuellement 2 % de son PIB à cet effort.
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