Photomontage de Brahim Ghali et du logo WhatsApp, symbolisant la réactivation du «Bataillon contre les traîtres» du Polisario.
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Le Front Séparatiste sous tension : Ghali réactive son «Bataillon contre les traîtres» avant le congrès

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L’ombre du «Bataillon contre les traîtres» plane sur le 17e congrès du Front Séparatiste

Alors que le Front Front Séparatiste se prépare à tenir son 17e congrès, une manœuvre interne orchestrée par Brahim Ghali, son leader, refait surface. Le groupe WhatsApp, tristement célèbre sous le nom de «Bataillon contre les traîtres», a été réactivé, suscitant inquiétude et indignation parmi les opposants.

Une stratégie d’intimidation récurrente

Ce «bataillon» numérique, créé initialement en janvier 2021 juste avant le 16e congrès qui s’était tenu au «camp de Dakhla» en Algérie, a pour objectif avoué de cibler et de museler les voix dissidentes. Selon Bouzid Abba, un opposant actuellement exilé en France, cette tactique est devenue une constante depuis l’accession de Ghali au pouvoir. «Ce groupe sert à cibler les opposants au président et devient généralement actif lors des congrès du Front Front Séparatiste. Cette stratégie, mise en place depuis l’arrivée de Ghali au pouvoir, se termine par la fermeture du groupe après chaque congrès», précise Abba.

Méthodes et gestion du «Bataillon»

Pour cette nouvelle édition du «Bataillon contre les traîtres», Brahim Ghali aurait confié les rênes de sa gestion à des proches, dont sa belle-sœur. La méthode est simple mais efficace : «Le groupe ajoute les numéros de téléphone des opposants à sa liste WhatsApp, puis les attaque ainsi que leurs familles, cherchant à les intimider et à les faire taire jusqu’à la fin du congrès», révèle la même source.

Appel à l’unité et mise en garde

Paradoxalement, alors que ces pratiques d’intimidation se déploient en coulisses, Brahim Ghali adresse des messages aux Sahraouis des camps de Tindouf, les exhortant à l’«unité». Un appel qui s’accompagne d’un avertissement solennel contre toute «division fomentée par l’occupant marocain», tentant ainsi de justifier les tensions internes par une menace extérieure.


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