Une Performance Solide pour la Pêche Côtière et Artisanale
L’Office National des Pêches (ONP) a récemment dévoilé des chiffres encourageants pour le secteur de la pêche côtière et artisanale au Maroc. Au cours des huit premiers mois de l’année 2026, la valeur des produits commercialisés a atteint un impressionnant total de 7,44 milliards de dirhams (MMDH), marquant une progression notable de 1% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette croissance, bien que modeste en valeur, est soutenue par une augmentation significative des volumes, témoignant de la vitalité et de la résilience de cette filière économique cruciale pour le Royaume.
Un Volume en Hausse : Plus de 723 000 Tonnes Débarquées
Au-delà de la valeur monétaire, c’est le volume des débarquements qui illustre le mieux l’expansion du secteur. L’ONP rapporte que 723 490 tonnes (T) de produits de la mer ont été pêchées et commercialisées à fin août 2026, soit une augmentation de 6% comparativement à la même période en 2025. Ces données, issues du dernier rapport de l’Office sur les statistiques de la pêche, soulignent un effort de production accru et une demande soutenue sur les marchés.
Dynamiques par Espèce : Les Pélagiques et Céphalopodes en Vedette
L’analyse par espèce révèle des tendances contrastées mais globalement positives. Le poisson pélagique et les céphalopodes
se distinguent comme les locomotives de cette croissance. Leurs valeurs commerciales ont respectivement bondi de 4% pour atteindre 2,2 MMDH pour le poisson pélagique, et de 3% pour les céphalopodes, totalisant 3,73 MMDH. En termes de volume, ces deux catégories affichent également une belle santé, avec une hausse de 11% (597 975 T) pour les poissons pélagiques et de 8% (46 883 T) pour les céphalopodes. Les
crustacés, bien que représentant un volume plus modeste, ont également connu une légère progression de 1% pour atteindre 4 829 T.
Défis et Régressions : Coquillages, Algues et Poisson Blanc
Cependant, tous les segments n’ont pas suivi cette trajectoire ascendante. Les coquillages et les algues ont enregistré des baisses significatives en valeur, avec des régressions respectives de 85% et 23%. En volume, la chute est encore plus prononcée pour les coquillages (-87% à 75 T) et les algues (-21% à 14 526 T). Le poisson blanc a également connu un recul, tant en valeur (-7%) qu’en volume (-23% à 59 202 T). Ces chiffres appellent à une analyse plus approfondie des facteurs sous-jacents, qu’il s’agisse de contraintes environnementales, de régulations de pêche ou de dynamiques de marché spécifiques à ces espèces.
Prédominance Atlantique, Résilience Méditerranéenne
La répartition géographique des débarquements confirme la prépondérance des ports atlantiques dans l’activité halieutique marocaine. Ces ports ont cumulé 711 056 T, soit une augmentation de 6%, générant une valeur de 6,95 MMDH (+2%). Les
ports de la Méditerranée
, bien que de taille plus modeste, ont également montré une croissance en volume de 9% (12 435 T), malgré une légère contraction de leur valeur commerciale (-8% à 487,23 millions de dirhams). Cette divergence souligne la nécessité d’adapter les stratégies de développement et de gestion des ressources aux spécificités de chaque façade maritime.
En somme, le secteur de la pêche côtière et artisanale au Maroc continue de démontrer sa capacité à générer de la richesse et à soutenir l’économie nationale. Les défis identifiés pour certaines espèces devront être adressés avec diligence pour assurer une croissance durable et équilibrée de l’ensemble de la filière.
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