Un agriculteur marocain dans un champ de Doukkala, symbolisant les défis et les espoirs du secteur agricole face aux enjeux électoraux de 2026.
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Doukkala 2026 : Le Cri des Champs, L’Eau et les Coûts au Cœur du Débat Électoral

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Doukkala 2026 : Le Cri des Champs, L’Eau et les Coûts au Cœur du Débat Électoral

À l’approche des élections législatives de 2026, la région de Doukkala, véritable grenier agricole du Maroc, se trouve à un carrefour décisif. Les agriculteurs, sentinelles de la terre, y expriment avec force leurs préoccupations majeures : la raréfaction de l’eau, l’explosion des coûts de production et les répercussions implacables du changement climatique. Ces enjeux vitaux sont désormais au centre des débats pré-électoraux, exigeant des réponses concrètes et audacieuses de la part des futurs législateurs.

Les Défis Existentiels de l’Agriculture Doukkalie

La Sécheresse, Menace Permanente

Année après année, le stress hydrique s’intensifie, érodant les fondations de l’agriculture locale. Le tarissement des ressources en eau conventionnelles frappe de plein fouet les cultures irriguées, vitales pour l’économie de la région, et met en péril la survie même du cheptel. Une situation qui pousse les professionnels à réclamer des actions immédiates et une vision à long terme pour la gestion de l’or bleu.

Coûts Galopants et Main-d’œuvre Insuffisante

Parallèlement à la crise de l’eau, les agriculteurs sont étranglés par l’augmentation vertigineuse des prix des intrants (engrais, semences, pesticides) et des frais de transport. Cette pression économique, couplée à une pénurie croissante de main-d’œuvre agricole, réduit drastiquement leurs marges et menace la viabilité de nombreuses exploitations, en particulier les plus modestes.

Les Attentes Clés des Agriculteurs

Pour une Gestion Innovante de l’Eau

Les professionnels du secteur agricole de Doukkala appellent unanimement à la poursuite et à l’intensification des efforts de mobilisation de l’eau. Ils insistent sur la nécessité d’une utilisation plus rationnelle et d’une régularité des dotations d’irrigation, conditions sine qua non pour la pérennisation des cultures stratégiques et la sauvegarde des vergers. L’avenir de l’arboriculture, notamment, dépend de cette stabilité hydrique.

Soutenir le Cheptel et Moderniser les Pratiques

La préservation du cheptel est une autre priorité absolue. Les agriculteurs attendent des partis des propositions claires pour garantir la disponibilité et l’accessibilité du fourrage et des aliments pour bétail. Il s’agit de maintenir à flot les filières du lait et des viandes rouges, essentielles à la sécurité alimentaire et à l’économie locale.

Face au déficit de main-d’œuvre, une stratégie intégrée de mécanisation est jugée indispensable. Les agriculteurs souhaitent un accès facilité aux machines et équipements techniques modernes, afin d’optimiser les rendements et de moderniser leurs exploitations. L’accélération des projets de dessalement, spécifiquement pour l’agriculture, est également espérée comme une solution d’avenir pour désengorger les barrages et assurer la continuité de l’activité.

Des Mesures Économiques et de Soutien Urgentes

La hausse des prix des fertilisants et des engrais pèse lourdement sur les petits et moyens agriculteurs. De même, les coûts d’acheminement et de transport des récoltes, à l’image de la betterave sucrière vers les unités de transformation, grèvent significativement leurs revenus. Les professionnels réclament des mesures concrètes pour alléger ces charges, notamment par des subventions ou des mécanismes de soutien logistique.

Au-delà de l’aspect financier, la formation, l’accompagnement technique et le soutien à l’acquisition d’aliments pour bétail sont des leviers essentiels pour renforcer la résilience et la compétitivité du secteur.

Des Programmes Électoraux à la Hauteur des Enjeux

Les partis politiques intègrent traditionnellement l’agriculture dans leurs programmes, abordant des thèmes comme l’investissement, la commercialisation, l’amélioration des revenus et la résilience climatique. Certains évoquent même la recherche scientifique et l’orientation des investissements vers les besoins du marché intérieur. Cependant, les agriculteurs de Doukkala attendent plus que des promesses. Ils exigent des dispositifs précis, applicables et dotés de budgets clairs, capables de garantir la rentabilité de leurs exploitations et la pérennité des chaînes de production. L’avenir de l’agriculture marocaine, et par extension la sécurité alimentaire du pays, dépendra de la capacité des futurs élus à transformer ces attentes en actions concrètes.

Avec MAP


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