Aïd al-Adha et Canicule : Protéger le Bétail, un Impératif Sacré
Alors que l’Aïd al-Adha approche à grands pas, le Maroc se prépare à célébrer cette fête sacrée sous un soleil de plomb. La Direction Générale de la Météorologie (DGM) prévoit des températures particulièrement élevées dans les plaines intérieures du nord et du centre, le sud-est, le Souss et les provinces du sud, avec une légère accalmie seulement à partir de mercredi, jour du sacrifice. Cette conjonction de la fête et de la canicule impose une vigilance accrue pour les familles qui s’apprêtent à acquérir et héberger leur bétail. Les experts soulignent l’importance capitale de conditions optimales de transport, d’une aération adéquate et d’une hydratation constante pour assurer le bien-être des animaux.
Préserver le bien-être animal face à la chaleur
L’avis de l’éleveur : ventilation, eau et espace
Mohamed, éleveur expérimenté de Tiflet, partage son expertise avec Yabiladi. Il insiste sur trois piliers fondamentaux pour la survie du bétail en période de fortes chaleurs : « la ventilation, l’eau et l’espace jouent un rôle majeur ». Selon lui, les dangers ne proviennent pas uniquement de la température ambiante, mais aussi d’un manque crucial d’aération et d’une manipulation inappropriée des animaux. La surpopulation, en particulier, est identifiée comme un facteur de risque majeur, pouvant entraîner des conséquences fatales. Il est donc impératif de garantir des espaces d’hébergement spacieux et bien ventilés, ainsi qu’un accès illimité à l’eau fraîche. Les abris correctement conçus et entretenus, précise-t-il, ne devraient pas poser de problème significatif pour le bétail.
Consignes pour un transport et un hébergement sécurisés
Optimiser le transport
L’éleveur alerte sur les dangers inhérents au transport du bétail sous des chaleurs intenses. « Pour transporter les moutons, il vaut mieux éviter les heures les plus chaudes de la journée et privilégier le début de matinée ou la fin d’après-midi », conseille Mohamed. Il souligne un point crucial : « Même en journée, les animaux ne doivent pas être à l’étroit, ils doivent pouvoir rester debout. S’ils sont comprimés les uns contre les autres, ils peuvent mourir », prévient-il. La densité du chargement est donc un facteur critique à surveiller.
Un abri protecteur et une hydratation essentielle
À leur arrivée à destination, les ovins doivent impérativement être installés dans des zones ombragées, à l’abri des rayons solaires directs. Mohamed explique que l’immobilité prolongée sous un soleil ardent est bien plus éprouvante que le pâturage en extérieur. « Marcher dehors et paître n’a rien à voir avec le fait de rester longtemps immobile sous un soleil direct. Avec la laine, la chaleur devient très difficile à supporter pour eux », précise-t-il. Au-delà de l’ombre, l’hydratation est primordiale. Il n’est pas nécessaire de suralimenter les bêtes avant le sacrifice ; l’accès constant à de l’eau fraîche est la priorité absolue.
Après le sacrifice : la conservation de la viande
L’éclairage de l’ingénieur agronome
Monem Rhoul, ingénieur agronome expert en élevage et production animale, apporte une perspective rassurante. Il estime que la vague de chaleur ne représente pas un péril majeur pour le bétail, à condition que les animaux soient maintenus dans des abris ou des espaces couverts. « Les moutons sont habitués à vivre sous le soleil et leur organisme peut le supporter », affirme-t-il. Cependant, il met en garde contre un risque significatif post-abattage : l’exposition de la viande à des températures élevées. Il est formellement déconseillé de laisser les carcasses en plein soleil. « Il faut toujours les garder à l’ombre et les couvrir d’un linge », conclut-il, insistant sur la nécessité de préserver la qualité et la salubrité de la viande.
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