Vue aérienne de la ville d'Oran, en Algérie, avec ses bâtiments et son littoral.
Politique

Algérie : Arrestation de 61 Marocains pour préparation d’«actes de sabotage»

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L’Algérie Démantele un Réseau de Sabotage Présumé : 61 Marocains Arrêtés à Oran

Les autorités algériennes ont annoncé, ce dimanche, un coup de filet d’envergure. Soixante-et-un ressortissants marocains ont été interpellés à Oran, soupçonnés de préparer des «actes de sabotage» sur le territoire national. Cette opération met en lumière ce que la police algérienne décrit comme un «réseau criminel international marocain extrêmement dangereux», dont les intentions malveillantes auraient ciblé la stabilité du pays. Parmi les personnes appréhendées, une figure notable serait un «ancien militaire de l’armée marocaine», ajoutant une dimension préoccupante à cette affaire.

Un Parcours Clandestin et des Saisies Significatives

Itinéraire d’Infiltration

Selon les détails fournis par les forces de l’ordre algériennes, les suspects auraient orchestré une entrée illégale sur le territoire. Leur périple aurait débuté par un atterrissage à Tunis, en Tunisie, avant de traverser des «sentiers montagneux escarpés et des passages forestiers isolés» dans la région d’El Kala, située dans la wilaya d’El Tarf, à proximité immédiate de la frontière tunisienne. De là, le groupe aurait poursuivi sa route par voie terrestre, atteignant finalement Oran où leurs projets présumés devaient prendre forme.

Éléments de Preuve et Poursuites Judiciaires

L’opération policière a également mené à la «saisie de passeports marocains et de sommes d’argent en dirhams marocains et euros». Ces éléments matériels sont considérés par les autorités comme des preuves tangibles de l’organisation et des moyens dont disposait ce réseau. Les 61 individus ont été présentés devant le procureur de la République près du pôle pénal spécialisé d’Oran, marquant le début des procédures judiciaires.

Un Contexte de Tensions Régionales Accrues

Cette affaire survient dans un climat déjà tendu entre l’Algérie et le Maroc. Elle n’est pas sans rappeler de précédents incidents qui ont alimenté les frictions bilatérales. En août dernier, la police algérienne avait déjà fait état de l’arrestation de quatre Marocains, alors soupçonnés de vouloir «saboter les élections législatives» qui s’étaient tenues le 2 juillet. Plus récemment, en septembre 2024, les autorités algériennes avaient annoncé le démantèlement d’un présumé «réseau d’espionnage marocain», quelques semaines seulement avant l’élection présidentielle algérienne du 7 septembre 2024. Ces événements successifs soulignent la persistance d’une méfiance mutuelle et d’accusations graves entre les deux nations du Maghreb.


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