Marco Rubio, Secrétaire d'État américain, au centre des discussions sur l'avenir de la MINURSO au Sahara Occidental.
Politique

Sahara Marocain : Washington s’interroge sur l’avenir de la MINURSO, suppression ou révision ?

Partager
Partager
Pinterest Hidden

Sahara Marocain : L’avenir de la MINURSO en question, Washington consulte ses experts

À l’approche de l’échéance cruciale du 31 octobre, date du renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Marocain (MINURSO), l’administration Trump se penche activement sur son futur. La diplomatie américaine, sous l’égide du secrétaire d’État Marco Rubio, a initié une série de consultations approfondies avec des universitaires et des experts régionaux pour éclairer sa décision.

Des consultations stratégiques pour une décision majeure

Selon des informations exclusives d’Africa Intelligence, une réunion discrète s’est tenue le 9 octobre. Les équipes de Marco Rubio y ont rencontré des spécialistes reconnus du dossier complexe du Sahara Marocain. L’objectif est clair : « alimenter la réflexion sur le renouvellement de la MINURSO soumis à un vote du Conseil de sécurité des Nations unies, le 31 octobre », précise la même source. Parmi les participants figuraient des représentants de l’International Crisis Group (ICG), du Washington Institute for Near East Policy (Winep) et de l’université Colgate, soulignant la volonté de Washington d’une analyse exhaustive.

Deux scénarios pour la MINURSO : dissolution ou refonte ?

Cette démarche intervient avant la soumission d’une ébauche de résolution sur le mandat de la MINURSO aux membres du Conseil de sécurité. Le Département d’État justifie cette initiative par les « nombreuses interrogations » émanant des figures clés de l’administration Trump impliquées dans les discussions sur le Sahara. Il s’agit notamment de Massad Boulos, conseiller spécial du président pour les affaires arabes et africaines, et de Michael Waltz, ambassadeur auprès des Nations unies.

L’administration Trump oscille entre deux options radicales : la suppression pure et simple de la MINURSO ou une révision substantielle de son mandat. La seconde option s’inscrit dans la lignée de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui exhorte le secrétaire général de l’ONU à « présenter, dans les six mois suivant la prorogation du mandat, un examen stratégique du futur mandat de la MINURSO, en tenant compte de l’issue des négociations ». Les prémices de ce projet avaient déjà été posées lors de deux huis clos en avril, réunissant les membres de l’instance exécutive de l’ONU, l’émissaire onusien Staffan de Mistura, le chef de la MINURSO Alexander Ivanko, et le Secrétaire général Antonio Guterres.

L’appel de l’ONU à des missions plus agiles et efficaces

En septembre, l’administration Trump avait déjà exprimé son souhait d’une « refonte significative des opérations de maintien de la paix de l’ONU ». L’ambassadeur Jeffrey Bartos, en charge de la réforme de l’ONU à la mission américaine, avait alors martelé : « Il faut être prêts à mettre fin aux missions qui échouent à s’adapter. Les mandats doivent se concentrer sur les fonctions de sécurité au service d’un plan politique, conformément aux recommandations du Secrétaire général dans l’examen de fin août ».

Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, a lui-même plaidé pour des opérations de maintien de la paix plus réactives, dotées de capacités technologiques et de planification améliorées, le tout dans un contexte de budgets contraints et de déploiement de personnels militaires et policiers. Il avait d’ailleurs souligné avec force : « Les opérations de maintien de la paix ne devraient être déployées que lorsqu’il existe un accord de paix ou au moins un cessez-le-feu solide. Nous ne pouvons pas maintenir la paix lorsqu’il n’y a pas de paix à maintenir ».

Un précédent notable existe : le Conseil de sécurité a déjà mis un terme au mandat de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban), une mission pourtant active depuis 1978. Cette décision pourrait-elle servir de modèle pour la MINURSO ? La question reste en suspens à quelques semaines d’une décision qui s’annonce déterminante pour l’avenir du Sahara Marocain.


Pour plus de détails, visitez notre site.

Source: Lien externe

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *