Graphique illustrant l'évolution du déficit budgétaire et des ressources de l'État au Maroc à fin juin 2026.
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Maroc : Le Déficit Budgétaire S’Allège à 20,2 MMDH à Mi-2026, Un Excédent Global de 5 MMDH

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Finances Publiques Marocaines : Le Déficit Budgétaire S’Allège à 20,2 MMDH à Mi-2026

Rabat

, le 31 juillet 2026

– L’exécution de la Loi de Finances (LF) pour l’exercice 2026 révèle une dynamique encourageante pour les finances publiques du Royaume. À la fin du mois de juin 2026, le solde budgétaire affiche un déficit de 20,2 milliards de dirhams (MMDH). Une performance notable, marquant une amélioration significative par rapport aux 24,9 MMDH enregistrés à la même période de l’année précédente, selon les récentes publications de la Trésorerie Générale du Royaume (TGR).

Une Analyse Approfondie des Flux Financiers

Ce déficit, avant prise en compte des opérations de financement, découle d’un écart entre des ressources ordinaires s’élevant à 357,8 MMDH (hors recettes d’emprunts) et des charges du budget général totalisant 377,9 MMDH

(hors amortissements de la dette). Ces chiffres, détaillés dans le rapport trimestriel de la TGR sur l’exécution de la LF 2026, offrent une photographie précise de la gestion budgétaire à mi-parcours.

L’Impact des Opérations d’Emprunt : Un Excédent Global

La perspective change radicalement lorsque l’on intègre les opérations de financement. Grâce à des recettes d’emprunts atteignant 60,4 MMDH et après avoir honoré 35,2 MMDH d’amortissements de la dette, l’exécution globale de la LF 2026 se traduit par un excédent des ressources sur les charges de 5 MMDH

. Cette capacité à mobiliser des fonds sur les marchés et à gérer activement le portefeuille de la dette souligne la résilience et la stratégie financière du pays.

Ressources et Charges de l’État : Un Bilan Détaillé

Les Ressources Globales : Une Réalisation Solide

Au cours du deuxième trimestre 2026, l’État a consolidé ses ressources globales à 418,2 MMDH, soit un taux de réalisation de 58,7% des prévisions établies dans la Loi de Finances. Il convient de noter que ces montants intègrent les arriérés de remboursement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), s’élevant à 33,5 MMDH, et les demandes de restitution de l’Impôt sur les Sociétés (IS) pour 2 MMDH, arrêtés à fin décembre 2025.

Ventilation des Sources de Revenus :

  • Les recettes ordinaires constituent la majeure partie avec 54,9%.
  • Les recettes d’emprunts à moyen et long termes représentent 14,4%.
  • Les comptes spéciaux du Trésor (CST) contribuent à hauteur de 30,3%.
  • Les recettes des services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) complètent le tableau avec 0,4%.

Les Charges Totales : Une Gestion Maîtrisée des Dépenses

Du côté des dépenses, les charges totales de l’État se sont établies à 413,2 MMDH, ce qui correspond à un taux de réalisation de 54,3% des prévisions de la LF. Cette gestion rigoureuse des dépenses est un facteur clé de l’amélioration du solde budgétaire.

Répartition des Postes de Dépenses :

  • Les dépenses ordinaires du budget général absorbent 51,7% des charges.
  • Les dépenses d’investissement, moteur de croissance, représentent

    15,1%.

  • Les émissions des CST comptent pour 24,6%.
  • Les amortissements de la dette constituent 8,5% des charges totales.

En conclusion, les chiffres de l’exécution de la Loi de Finances 2026 à fin juin dessinent un paysage financier marocain en constante adaptation. La réduction du déficit budgétaire et l’excédent global post-financement témoignent d’une stratégie économique prudente et proactive, essentielle pour la stabilité et le développement du Royaume.


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