Portrait du détenu sahraoui Naama Asfari
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Le détenu sahraoui Naama Asfari suspend sa grève de la faim : un dialogue s’amorce avec la DGAPR

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Naama Asfari : Suspension d’une Grève de la Faim et Début d’un Dialogue Crucial

Par Mohammed Jaabouk

Publié il y a 2 heures

Temps de lecture: 1 minute

Crédit photo: DR

Le détenu sahraoui Naama Asfari, dont la situation suscitait une vive attention, a mis fin à la grève de la faim qu’il avait entamée le 8 juin. L’annonce, faite ce vendredi par sa famille, marque une évolution significative dans son dossier.

Un Tournant Salué par la Famille

Naama Asfari, incarcéré suite aux événements tragiques du démantèlement du camp de Gdim Izik à Laâyoune en 2010 et condamné à 30 ans de prison pour son rôle présumé, a communiqué la nouvelle à ses proches lors d’un appel téléphonique depuis la prison de Kénitra. Selon des médias sahraouis, il aurait indiqué que la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a enfin initié un dialogue autour des revendications qui l’avaient poussé à cette forme extrême de protestation.

La Promesse de Plus de Détails

Asfari a exprimé son intention de fournir davantage d’informations sur la teneur de ces discussions avec la DGAPR, dès que son état de santé le lui permettra. Cette déclaration, empreinte d’espoir, suggère que des avancées concrètes pourraient être en préparation.

Les Précisions de la DGAPR : Un Suivi Médical Assuré

En amont de cette suspension, la DGAPR avait déjà apporté des éclaircissements sur l’état de santé du détenu. Dans un communiqué publié hier, l’administration pénitentiaire avait précisé que, le 22 juillet, Naama Asfari avait accepté d’être conduit à l’hôpital. Il s’y était rendu «normalement à pied», soulignant l’absence de contrainte.

Une Carence en Potassium Corrigée

Les examens médicaux pratiqués, incluant un électrocardiogramme, une radiographie thoracique et diverses analyses, avaient révélé une carence en potassium. Celle-ci fut immédiatement corrigée par perfusion, complétée par un apport supplémentaire. Le médecin traitant avait alors confirmé la stabilité de ses constantes vitales, autorisant son retour à l’établissement pénitentiaire.

Vers un Rapprochement Géographique ?

Outre le dialogue engagé, la famille de Naama Asfari a également fait part d’une autre perspective encourageante : la possibilité d’un transfert du détenu vers une prison plus proche de leur domicile à Laâyoune. Une telle mesure, si elle venait à se concrétiser, faciliterait grandement les visites et le maintien des liens familiaux, souvent mis à rude épreuve par l’éloignement.


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