Des criquets pèlerins sur une plante, symbolisant la menace agricole au Maroc.
Agriculture

Le sud du Maroc sous vigilance après la propagation de criquets pèlerins

Partager
Partager
Pinterest Hidden

Le Sud Marocain en Alerte Rouge : La Menace des Criquets Pèlerins Plane

Le sud du Royaume chérifien est actuellement sous haute surveillance, confronté à une recrudescence inquiétante du criquet pèlerin. Le dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) met en lumière la propagation de groupes d’ailés immatures à travers plusieurs provinces, soulevant la possibilité de la formation de petits essaims dans les semaines à venir. Face à cette menace agricole et environnementale, les autorités marocaines ont réagi avec une détermination sans faille, intensifiant les opérations de lutte et traitant plus de 87 000 hectares au mois de juin.

Une Progression Inquiétante du Criquet Pèlerin

De Guelmim à Merzouga, en passant par Tan-Tan, Tiznit, Agadir, Foum El Hassan, Foum Zguid et Errachidia, les équipes de lutte sont mobilisées sans relâche pour freiner l’avancée de ces insectes dévastateurs. La FAO précise que ces groupes sont principalement composés d’individus ailés encore immatures, issus des bandes larvaires repérées en juin. Leur maturation imminente pourrait engendrer la constitution de petits essaims, prélude à une migration potentielle vers la Mauritanie et les zones de reproduction estivale du Sahel. Le Maroc se positionne en première ligne de cette bataille, concentrant l’essentiel des efforts de lutte antiacridienne dans la région occidentale, témoignant de l’ampleur de son engagement.

Le Dérèglement Climatique, Facteur Aggravant

Ces derniers jours, plusieurs localités marocaines ont également connu une prolifération inhabituelle de moustiques et autres insectes volants, suscitant l’inconfort et l’interrogation parmi la population. Les experts attribuent ce phénomène aux récentes fluctuations climatiques, caractérisées par une alternance de pluies, d’humidité et de fortes chaleurs. Ces conditions météorologiques instables créent un environnement idéal pour une reproduction accélérée des insectes, y compris le criquet pèlerin.

Une Riposte Nationale Renforcée

En réponse à cette situation évolutive, le Maroc déploie des opérations de prospection et de lutte d’une envergure considérable. Le bulletin le plus récent du Service d’information sur le Criquet pèlerin (DLIS) de la FAO révèle que 87 363 hectares ont été traités en juin. Ce chiffre représente la quasi-totalité des superficies concernées dans la région occidentale, contrastant fortement avec les 1 070 hectares traités en Algérie et les 68 hectares en Mauritanie. Ces interventions massives ont permis de réduire drastiquement les populations larvaires, ne laissant que quelques foyers résiduels à la fin du mois de juin. Cependant, la FAO insiste sur la nécessité de maintenir et même d’intensifier les traitements et la surveillance dans les semaines à venir pour prévenir la formation de nouveaux essaims et protéger les cultures.

Pourquoi une Telle Recrudescence Cette Année ?

La prolifération actuelle des criquets pèlerins s’explique avant tout par des conditions climatiques exceptionnellement favorables. Les pluies abondantes du printemps et celles enregistrées en juin ont permis le maintien d’une végétation luxuriante dans de nombreuses régions du sud du Maroc. Cet environnement verdoyant offre un cadre propice à la reproduction et au développement rapide de ces insectes, qui trouvent là une source de nourriture et un abri idéaux. Les bandes larvaires observées récemment ont ainsi pu achever leur métamorphose, donnant naissance à une multitude d’ailés immatures, expliquant leur présence actuelle dans les provinces du Sud.

Vigilance Maintenue Jusqu’à la Mi-Août

Pour les semaines à venir, la FAO anticipe la poursuite de la maturation de ces groupes d’ailés dans le sud et le nord-est du Maroc. Si les conditions écologiques favorables persistent, la formation de petits essaims reste une éventualité avant leur migration vers la Mauritanie et les zones de reproduction estivale du Sahel. À ce jour, la FAO ne signale pas d’invasion acridienne majeure au Maroc. Néanmoins, l’organisation réitère son appel à une vigilance accrue et à la poursuite des opérations de lutte. L’objectif est clair : empêcher la formation de nouveaux essaims et contenir efficacement leur propagation, garantissant ainsi la sécurité alimentaire et la protection des écosystèmes agricoles du Royaume.

LE MATIN | 10 Juillet 2026 À 12:28

Suivez-nous sur notre chaîne WhatsApp


Pour plus de détails, visitez notre site.

Source: Lien externe

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *