L’Ordre des Médecins du Maroc : Vers une Nouvelle Ère de Gouvernance et de Formation
Le paysage médical marocain est à l’aube d’une transformation majeure. L’adoption récente en Conseil de gouvernement du projet de loi relatif à l’Ordre national des médecins marque un jalon essentiel dans la réforme globale du système de santé du Royaume. Cette initiative législative, fruit d’un travail collaboratif et de propositions émanant notamment du Conseil national de l’Ordre des médecins, vise à moderniser la gouvernance de la profession et à renforcer ses piliers fondamentaux.
Une Réforme au Cœur des Enjeux de Santé
Pour Mohammadin Boubekri, l’actuel président du Conseil national de l’Ordre des médecins, ce texte n’est pas une simple révision, mais un véritable catalyseur. Il s’inscrit pleinement dans la vision royale de refonte du système de santé, avec une emphase particulière sur l’amélioration de la gouvernance. « Il ne s’agit pas uniquement d’un texte concernant l’Ordre national des médecins, mais d’un texte qui doit aussi s’articuler avec les grandes transformations en cours dans le secteur de la santé », souligne M. Boubekri, insistant sur l’interconnexion de cette loi avec les dynamiques actuelles du secteur.
L’Urgence des Élections Ordinales
La publication du texte au Bulletin officiel est désormais l’étape cruciale attendue. Une fois cette formalité accomplie, l’Ordre sera tenu d’organiser de nouvelles élections. Mohammadin Boubekri exprime l’espoir d’une procédure législative rapide, permettant la tenue de ces élections d’ici la fin de l’année. « L’organisation des élections représente pour nous la priorité immédiate », affirme-t-il. Le futur bureau, investi de prérogatives accrues, aura la lourde tâche de définir un programme ambitieux et de nouvelles priorités pour la profession.
Repenser la Formation Continue : Un Impératif Stratégique
Au-delà de la gouvernance, le projet de loi met en lumière un autre axe fondamental : la formation continue des médecins. Actuellement, plusieurs acteurs, dont les sociétés savantes, jouent un rôle prépondérant en regroupant les spécialistes par discipline. Cependant, la réforme appelle à une structuration plus rigoureuse de ce dispositif. « Si l’on veut que la formation continue soit réellement efficace, contrôlée et reconnue, il faut mettre en place une gouvernance claire et définir un véritable cahier des charges et des critères bien précis », explique M. Boubekri. Il insiste également sur la nécessité d’une reconnaissance et d’un encadrement transparents des sociétés savantes, garantes de l’excellence et de l’évolution des pratiques médicales au Maroc.
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