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Élections en Guinée : 7 partis contestent les résultats provisoires

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Guinée: La Contestation Électorale S’Intensifie, Sept Partis Saisissent la Cour Suprême

La scène politique guinéenne est en ébullition. Sept formations politiques ont officiellement déposé des recours devant la Cour suprême ce vendredi 12 juin, contestant avec véhémence les résultats provisoires des récentes élections législatives et communales. Ces partis dénoncent des « dysfonctionnements majeurs » et une « confiscation » de la volonté populaire, jetant une ombre sur la victoire écrasante du mouvement présidentiel.

Une Victoire Écrasante du GMD Contestée

Il y a tout juste une semaine, la Direction générale des élections (DGE) proclamait des résultats provisoires qui plaçaient le Génération pour la modernité et le développement (GMD), parti du président Mamadi Doumbouya, en position de force incontestable. Ces scrutins législatifs et communaux, tenus le 31 mai, avaient déjà été marqués par un appel au boycott des principales forces d’opposition et une participation électorale jugée faible.

Des « Dysfonctionnements Majeurs » et « Altérations de Résultats » Dénoncés

C’est dans ce contexte tendu qu’un front commun de sept partis – le RPR, le NFD, le MND, l’UNG, l’Udir, le NIC et l’UPR – a pris la parole ce vendredi à Conakry. Dans une déclaration conjointe, ils ont fustigé des « dysfonctionnements majeurs » et des « altérations flagrantes de résultats », remettant en question la légitimité du processus.

La Voix de l’Opposition: « Confiscation de la Volonté Populaire »

« Nous tenons à exprimer collectivement nos plus profondes préoccupations face à ce qui s’apparente à une véritable confiscation de la volonté populaire », a martelé Diabaty Doré, président du Rassemblement pour la République (RPR), lors de la conférence de presse.

Anomalies Statistiques et Proclamations Prématurées

Les leaders de ces formations politiques ne manquent pas d’arguments. Ils soutiennent détenir des procès-verbaux officiels qui contredisent de manière flagrante les données diffusées par la DGE. Parmi les griefs les plus troublants, ils évoquent des « anomalies statistiques inhabituelles », citant notamment des cas où « dans plusieurs circonscriptions, des listes concurrentes se voient attribuer exactement le même nombre de voix au chiffre près. Une telle symétrie est mathématiquement impossible dans un vote libre ». Ces irrégularités, affirment-ils, auraient entaché le processus dans diverses localités, en particulier lors de la proclamation des résultats provisoires.

Ibrahima Kaba, président du parti Notre Intérêt Commun (NIC), a apporté un témoignage accablant. Il a révélé que dans des circonscriptions clés comme Labé et Guéckédou, la DGE avait diffusé des résultats à la télévision nationale alors même que les opérations de centralisation des votes étaient encore en cours. « Nos représentants étaient encore engagés dans les travaux de compilation au sein des commissions administratives de centralisation des votes. Pourtant, les résultats étaient déjà proclamés sur les antennes nationales », a-t-il fustigé, soulignant une précipitation suspecte.

Les Revendications: Recomptage ou Annulation

Face à ces allégations, les sept partis sont unanimes dans leurs revendications. Ils exigent un recomptage intégral des voix, basé sur les procès-verbaux authentifiés. En l’absence de cette mesure, ils appellent à l’annulation pure et simple du scrutin et à l’organisation de nouvelles élections, afin de garantir la transparence et la légitimité du processus démocratique en Guinée. (avec AFP)


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