Le Sel, cet Ami qui nous Veut du Mal : L’Alerte du Nutritionniste Jean-Michel Cohen
Omniprésent dans nos assiettes, le sel est un ingrédient fondamental de notre alimentation. Pourtant, sa consommation dépasse trop souvent les recommandations sanitaires, fixées à environ 5 grammes par jour. Le célèbre nutritionniste Jean-Michel Cohen tire la sonnette d’alarme, révélant que les effets de l’excès de sel s’étendent bien au-delà de la simple hausse de la tension artérielle, impactant notre organisme de manière insidieuse et multiple.
Des Impacts Étendus et Insoupçonnés sur l’Organisme
Le lien entre une consommation excessive de sel et l’hypertension artérielle est une réalité médicale incontestable. Le sodium, composant principal du sel, agit comme un aimant à eau, favorisant la rétention hydrique. Ce phénomène accroît le volume sanguin circulant, imposant un surcroît de travail à notre cœur. À terme, cette surcharge cardiaque augmente drastiquement le risque de développer des maladies cardiovasculaires graves, telles que les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les infarctus du myocarde.
Mais l’influence néfaste du sel ne s’arrête pas aux portes du système cardiovasculaire. Jean-Michel Cohen souligne d’autres conséquences souvent ignorées :
- Fragilité osseuse : L’excès de sodium favorise l’élimination du calcium par les reins, affaiblissant progressivement notre capital osseux et augmentant le risque d’ostéoporose, particulièrement chez les populations vulnérables.
- Altération digestive :
Le système digestif n’est pas épargné. Une surconsommation de sel peut entraîner une irritation et une altération des parois de l’estomac et de l’intestin, potentiellement source de troubles digestifs chroniques.
- Surcharge rénale : Nos reins, véritables filtres de l’organisme, sont en première ligne pour gérer l’élimination du sodium. Des apports salés trop élevés les contraignent à un travail acharné, pouvant, avec le temps, conduire à des dysfonctionnements et à une insuffisance rénale.
Le Piège du Sel Caché : Un Ennemi Invisible
La difficulté majeure dans la maîtrise de notre consommation de sel réside dans sa présence quasi universelle dans les produits industriels. Le nutritionniste révèle qu’environ 80 % de notre apport quotidien en sel provient d’aliments transformés. Plats préparés, charcuteries, fromages, pains industriels, snacks salés… la liste est longue et ces produits, souvent consommés sans y prêter attention, rendent le dépassement des seuils recommandés presque inévitable. Il est donc crucial de développer une conscience aiguë de ce « sel caché ».
Réduire sa Consommation sans Renoncer au Plaisir du Goût
Diminuer sa consommation de sel ne signifie en aucun cas le bannir totalement de son alimentation. Le sel est un électrolyte essentiel au bon fonctionnement de l’organisme, notamment pour l’équilibre hydrique et la transmission nerveuse. L’objectif est la modération et le rééquilibrage. Jean-Michel Cohen propose des ajustements simples et efficaces pour y parvenir :
- Privilégier le fait maison : Cuisiner ses propres repas permet un contrôle total sur les quantités de sel ajoutées.
- Opter pour le frais : Favoriser les produits bruts et non transformés, naturellement moins riches en sodium.
- Explorer les saveurs : Remplacer le sel par une palette d’herbes aromatiques (persil, coriandre, basilic, thym), d’épices (curry, paprika, cumin) ou d’aromates (ail, oignon, citron) pour rehausser le goût de vos plats.
- Décrypter les étiquettes : Prendre l’habitude de lire les informations nutritionnelles pour identifier les teneurs en sodium et choisir des options moins salées.
Avec le temps et la persévérance, le palais s’adapte à des saveurs moins salées, et le plaisir gustatif demeure intact, voire s’enrichit de nouvelles nuances. L’enjeu n’est pas la privation, mais bien un rééquilibrage progressif et conscient de nos habitudes alimentaires pour préserver notre santé sur le long terme.
Source : doctissimo.fr
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