Le PJD se retire de la course gouvernementale et opte pour une opposition « responsable et forte »
Bouznika, Maroc – Le Parti de la justice et du développement (PJD) a officialisé sa décision de ne pas prendre part au prochain gouvernement, choisissant plutôt de s’ériger en force d’opposition parlementaire. Cette orientation stratégique, adoptée à l’unanimité par son Conseil national réuni en session extraordinaire le samedi 26 septembre 2026 à Bouznika, marque un tournant significatif dans le paysage politique marocain.
Une position d’opposition nationale affirmée
Dans un communiqué percutant, le PJD a clairement énoncé son intention d’exercer ses prérogatives constitutionnelles et politiques depuis une posture d’« opposition nationale responsable et forte ». Ce choix découle d’une analyse approfondie des résultats des récentes élections législatives du 23 septembre, où le parti a réussi à décrocher 54 sièges au Parlement, selon les chiffres définitifs.
Un retour sur la scène politique, malgré les critiques
Le Conseil national du PJD interprète ce scrutin comme un véritable retour en force sur l’échiquier politique. Le parti se félicite d’avoir plus que quadruplé sa représentation parlementaire et d’avoir retrouvé une présence notable dans les grandes agglomérations du royaume, ainsi que dans diverses circonscriptions rurales. Une dynamique qui, selon ses dirigeants, témoigne d’un regain de confiance de l’électorat.
Cette décision fait écho aux précédentes déclarations du Secrétariat général du parti, qui avait déjà évoqué l’opposition comme la « place naturelle » du PJD, avant de soumettre cette question cruciale à l’instance décisionnelle suprême, conformément à ses statuts.
Des élections entachées d’irrégularités et un appel à la réforme
Cependant, l’enthousiasme du PJD est tempéré par un profond mécontentement quant à la gestion du processus électoral. Le Conseil national n’a pas hésité à pointer du doigt des défaillances majeures lors des phases de vote, de dépouillement et d’annonce des résultats. Le parti dénonce notamment « l’usage massif de l’argent » et une série d’irrégularités constatées lors de la remise des procès-verbaux dans plusieurs circonscriptions.
Face à ces allégations, le PJD a annoncé son intention d’explorer toutes les voies de recours légales à sa disposition, y compris le dépôt de plaintes constitutionnelles. Au-delà des contestations immédiates, le parti lance un appel pressant à une réforme en profondeur du système électoral, jugée indispensable pour garantir la transparence et l’équité des futurs scrutins.
Restaurer la confiance citoyenne, un défi majeur
Enfin, le faible taux de participation enregistré lors de ces élections préoccupe également le PJD. Le parti souligne l’urgence de restaurer la confiance des citoyens dans l’engagement politique et les institutions, un enjeu fondamental pour la vitalité démocratique du pays.
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