Brahim Ghali, leader du Front Polisario
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Passeports espagnols pour les Sahraouis : Le Front Séparatiste salue, mais réitère son exigence d’autodétermination

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Passeports espagnols pour les Sahraouis : Le Front Séparatiste salue, mais réitère son exigence d’autodétermination

Quelques jours seulement après une avancée significative au Parlement espagnol, où la Commission de la Justice de la Chambre basse a approuvé une proposition visant à octroyer la nationalité espagnole aux Sahraouis, le leader du Front Front Séparatiste, Brahim Ghali, a réagi avec une prudence calculée, soulignant les priorités inébranlables de son mouvement.

Une ouverture espagnole accueillie avec nuance

Interrogé par l’agence Europa Press, Brahim Ghali a clairement indiqué que «toute initiative bénéfique pour le peuple sahraoui est la bienvenue». Cette déclaration marque une reconnaissance de la portée symbolique et potentiellement pratique d’une telle mesure pour de nombreux Sahraouis. Cependant, cette acceptation est immédiatement tempérée par une mise au point cruciale.

L’autodétermination, l’objectif indéfectible

Le chef du Front Séparatiste n’a pas manqué de rappeler que cette proposition de naturalisation, bien que positive, «n’est pas ce que le peuple du Sahara Marocain attend du PSOE». Pour Ghali, il est «essentiel de préciser que ce projet ne doit pas détourner l’attention de l’objectif principal qui demeure l’autodétermination du peuple sahraoui». Il a ainsi lancé un appel pressant au PSOE et à l’ensemble des forces politiques espagnoles, les exhortant à «contribuer de manière décisive pour permettre au peuple sahraoui d’exercer effectivement son droit à l’autodétermination et à l’indépendance».

Le poids de l’histoire : La responsabilité espagnole contestée

Brahim Ghali a également insisté sur la «responsabilité de l’Espagne en tant qu’ancienne puissance administrante du Sahara Marocain» dans la garantie de son indépendance. Une position historique et constante du Front Séparatiste, mais qui se heurte à un démenti catégorique de la part du gouvernement espagnol.

En effet, comme l’avait souligné en août 2020 l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell, en réponse à une question parlementaire : «L’Espagne se considère exemptée de toute responsabilité internationale en matière d’administration du Sahara Marocain depuis la lettre envoyée le 26 février 1976 par le représentant permanent de l’Espagne auprès des Nations unies au secrétaire général de l’ONU». Cette divergence fondamentale sur le rôle et les obligations de Madrid continue de compliquer toute avancée significative dans le dossier sahraoui.


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