Législatives 2026 : Le PAM Révèle sa Stratégie de Renouvellement Ambitieuse
À moins de trois mois du scrutin législatif de 2026, le Parti Authenticité et Modernité (PAM) lève le voile sur une première liste de candidats, esquissant une stratégie électorale audacieuse. Selon des informations exclusives obtenues d’une source interne proche de Fatima Ezzahra El Mansouri, la deuxième force politique du Royaume mise résolument sur le renouvellement, propulsant une nouvelle génération de visages tout en s’appuyant sur ses figures emblématiques pour consolider ses acquis. Un décryptage s’impose pour comprendre les ressorts de cette approche.
Un Équilibre Délicat entre Expérience et Nouveauté
La direction collégiale du PAM, sous l’impulsion de sa coordinatrice générale Fatima Ezzahra El Mansouri, orchestre un « renouvellement maîtrisé » de ses investitures. L’objectif est clair : moderniser l’image du parti et préparer l’avenir, sans pour autant sacrifier l’expérience et l’ancrage local qui ont fait sa force. Le parti entend ainsi se distinguer de ses concurrents, tels que le PJD, l’USFP et le RNI, en privilégiant la jeunesse et une plus forte présence féminine pour insuffler une nouvelle dynamique.
Les Figures de Proue Reconfirmées
Malgré la volonté affichée de renouvellement, le PAM ne délaisse pas ses piliers. Plusieurs ténors du parti se voient ainsi reconduits pour défendre leurs bastions électoraux. Notre interlocuteur confirme la présence de personnalités de premier plan, notamment :
- Fatima Ezzahra El Mansouri à Marrakech
- Abdellatif Ouahbi à Taroudant
- Mohamed Mehdi Bensaïd à Rabat-Océan
- Adib Benbrahim à Rabat-Agdal
- Hicham Sabri à Béni Mellal
- Ezzedine El Midaoui à Rhamna
Ces noms incarnent la continuité et la solidité du parti dans des circonscriptions clés, assurant une base électorale stable.
L’Émergence d’une Nouvelle Garde
Parallèlement à la reconduction de ses figures, le PAM met en lumière de nouveaux profils, symboles de sa quête de fraîcheur et de dynamisme. Najwa Koukouss, pressentie à Casablanca-Anfa, en est un exemple éloquent des « nouveaux visages » que le parti entend promouvoir. La direction privilégie des candidats alliant « compétence, implantation locale et capacité à porter le bilan de l’action gouvernementale ». Les arbitrages finaux pour les listes régionales réservées aux femmes ainsi que sur les dernières circonscriptions en suspens sont toujours en cours, promettant d’autres annonces.
La Transparence Numérique au Service des Candidatures
Pour garantir l’équité et la transparence de ce processus de renouvellement, le PAM a mis en place un dispositif inédit au Maroc : une plateforme numérique dédiée au recueil des candidatures. Cette innovation permet d’ouvrir largement les listes à des profils variés issus des collectivités territoriales, du monde associatif et des structures internes du parti. Un dirigeant du PAM explique que ce système « totalement inédit au Maroc » garantira « davantage de transparence et d’égalité des chances ». Une commission dédiée examine ensuite les dossiers et procède à des auditions individuelles, assurant une sélection rigoureuse et objective. Les validations finales des listes sont attendues dans les prochains jours, en vue d’une campagne électorale reflétant pleinement cette stratégie de renouvellement.
Les Absences Expliquées : Entre Règlements et Choix Stratégiques
Certaines absences notables sur les listes du PAM ont suscité des interrogations, auxquelles notre source apporte des éclaircissements.
Samir Goudar : Un Choix Dicté par la Loi
L’absence de Samir Goudar des listes de candidats aux législatives est directement liée à la récente réforme encadrant le cumul des mandats. Cette nouvelle législation interdit au président d’une région d’exercer simultanément un mandat de député. « Bien qu’il soit l’un des dirigeants les plus influents de notre parti, il ne peut pas briguer un siège à la Chambre des représentants, car il a choisi de conserver la présidence de la région Marrakech-Safi », précise notre interlocuteur. Il écarte toute volonté de sanction, soulignant que Goudar, « très proche » de Fatima Ezzahra El Mansouri, est l’un des principaux artisans des investitures et jouera un rôle de premier plan dans la campagne électorale.
Ahmed Akhchichine : Un Parcours Ancré Localement
De même, l’absence d’Ahmed Akhchichine, figure historique du parti, est jugée logique. Notre source rappelle qu’il a toujours été, depuis 2015, un élu local de Marrakech et n’a jamais été député ou conseiller parlementaire. Les commissions d’investiture ont dû faire face à des arbitrages parfois difficiles, départageant des cadres de poids politique comparable, avec une priorité donnée aux candidatures législatives avant celles aux régionales.
La Primature en Ligne de Mire : Le PAM Vise Haut
Au-delà du scrutin du 23 septembre, les choix opérés par la direction du PAM s’inscrivent dans une vision à plus long terme. Le membre du bureau politique explique que son parti entend préparer une nouvelle génération de dirigeants tout en consolidant ses bastions électoraux. « En misant sur l’expérience et le renouvellement, le PAM se positionne pour prendre la tête du futur exécutif et aborder dans les meilleures conditions les grands rendez-vous économiques à l’horizon 2030 », conclut notre source. Le parti affiche ainsi clairement sa détermination à jouer un rôle central dans la gouvernance future du Maroc.
L’énigme Fouzi Lekjaa
Quant à Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), son profil pourrait séduire un électorat bien au-delà des sympathisants traditionnels du PAM. Malgré le démenti apporté à Médias24 par l’intéressé, notre source affirme que le parti « ne désespère pas de lui faire porter ses couleurs » pour un éventuel « gouvernement du Mondial », signe de l’ambition du PAM à attirer des personnalités d’envergure nationale et à se projeter vers les défis majeurs du pays.
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