Fouzi Lekjaa, Ioannis Tsakiris et Dimiter Tzantchev lors de la signature de l'accord de financement BEI pour la reconstruction d'Al Haouz
Économie

Al Haouz: 500 millions d’euros supplémentaires de la BEI pour une reconstruction résiliente

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Un Nouvel Élan Financier pour la Reconstruction d’Al Haouz

Rabat, Maroc – Le vendredi 5 juin a marqué une étape cruciale dans les efforts de reconstruction post-séisme de la région d’Al Haouz. Le gouvernement marocain et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont officialisé le déblocage d’une deuxième tranche de financement, s’élevant à 500 millions d’euros. Cette injection de capital vient renforcer le programme ambitieux visant à restaurer et à revitaliser les zones sinistrées par le tremblement de terre dévastateur du 8 septembre 2023.

Un Engagement Global et Solidaire

La cérémonie de signature, tenue à Rabat, a réuni des personnalités de premier plan, dont Fouzi Lekjaa, Ministre délégué chargé du Budget du Royaume du Maroc, et Ioannis Tsakiris, Vice-président de la Banque européenne d’investissement. En présence de Dimiter Tzantchev, Ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, cet événement a souligné la dimension tripartite de ce partenariat. Ce montant s’inscrit dans un cadre de financement global d’un milliard d’euros, témoignant de l’ampleur de l’engagement international. Il est important de noter que cet appui de la BEI bénéficie de la garantie de l’Union européenne, s’inscrivant dans le programme FEDD+, une marque de confiance et de solidarité.

Une Stratégie de Reconstruction Ambitieuse et Échelonnée

Le plan de mise en œuvre de cette collaboration s’étend jusqu’en 2030, garantissant un accompagnement complet du cycle d’investissement. Cette approche structurée se divise en deux phases distinctes, chacune avec des objectifs précis et complémentaires.

Phase d’Urgence (2023-2025): Restaurer l’Essentiel

La première phase, initiée immédiatement après la catastrophe, a été dédiée aux interventions d’urgence. Elle a priorisé la reconstruction des infrastructures vitales telles que les écoles et les centres de santé. Parallèlement, des efforts considérables ont été déployés pour la remise en état du réseau routier et le désenclavement des zones les plus isolées, assurant ainsi un rétablissement rapide des services sociaux fondamentaux pour les populations affectées.

Vers un Développement Durable (2026-2030): Bâtir l’Avenir

La seconde phase, qui débute en 2026, transcende la simple reconstruction pour se concentrer sur l’accélération du développement régional. Elle prévoit la modernisation des infrastructures routières, une amélioration substantielle de l’offre éducative et des services de santé, ainsi qu’un renforcement crucial de la résilience climatique des territoires. L’objectif est de préparer ces régions aux défis futurs, en les dotant des outils nécessaires pour prospérer.

Un Nouveau Modèle de Développement Territorial

Au-delà de la réponse immédiate à la catastrophe, ce programme incarne une vision plus large. Selon les précisions du ministère de l’Économie et des Finances, il jette les bases d’un modèle de développement territorial novateur. Ce modèle est intrinsèquement fondé sur les principes de résilience, de cohésion sociale et d’inclusion, avec l’ambition de transformer durablement les zones touchées en pôles de développement stables et robustes face aux éventuels chocs à venir.

Des Voix Unies pour l’Espoir

Lors de la signature, Fouzi Lekjaa a chaleureusement exprimé la gratitude du Gouvernement marocain envers ce partenariat tripartite. Il a souligné son efficacité à répondre aux besoins urgents tout en esquissant un avenir plus sûr et plus résilient pour les habitants d’Al Haouz. De son côté, Ioannis Tsakiris a affirmé que «ce financement inédit en faveur du Maroc est un exemple concret de notre engagement à accompagner nos partenaires dans des moments de crise». Il a réitéré l’objectif commun: «les habitants des régions sinistrées puissent retrouver des conditions de vie décentes en bénéficiant notamment d’écoles, de routes et d’hôpitaux modernes répondant aux meilleures normes internationales».


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