Graphique montrant l'évolution des rendements obligataires ou des prix du pétrole, avec des flèches indiquant une hausse, ou un graphique boursier avec des tendances fluctuantes. Une image du détroit d'Ormuz ou d'un champ pétrolier pourrait aussi être pertinente.
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Moyen-Orient : nouveau coup de chaud sur les marchés obligataires

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Les marchés obligataires sous haute tension : l’ombre du Moyen-Orient plane

Les marchés financiers mondiaux sont de nouveau sous tension, alors que les coûts d’emprunt des États continuent leur ascension fulgurante. Cette flambée est alimentée par une double crainte : celle d’une inflation persistante et celle d’une escalade des prix du pétrole, inextricablement liée à l’absence d’une résolution tangible du conflit au Moyen-Orient.

Record historique pour les obligations américaines

Aux États-Unis, la situation est particulièrement frappante. Mardi, le rendement des obligations à 30 ans a atteint un sommet inédit depuis 19 ans, provoquant une chute des actions pour la troisième journée consécutive. Jose Torres, d’Interactive Brokers, souligne que cette échéance a frôlé les 5,19% en séance, contre 5,12% la veille, et bien loin des 4,61% enregistrés avant les premières frappes israélo-américaines en Iran fin février. Le taux d’emprunt de l’État américain à dix ans n’est pas en reste, s’étant tendu à 4,69% – un niveau jamais vu depuis début 2025 – comparativement à 4,59% la veille. Avant le déclenchement du conflit, il se situait à 3,94%.

L’Europe n’est pas épargnée

Le Vieux Continent ressent également les secousses. Le rendement de l’emprunt allemand à dix ans a grimpé à 3,19%, contre 3,14% la veille, des niveaux qui rappellent ceux de 2011. En France, l’équivalent s’établissait à 3,83%, après 3,77% la veille. Antoine Andreani, analyste chez XTB, décrypte cette tendance : «Les marchés obligataires sont en train d’enregistrer l’hypothèse d’une inflation durablement plus élevée, et croient de moins en moins à un accord entre l’Iran et les États-Unis.»

Le pétrole, baromètre d’une crise qui s’enlise

Le détroit d’Ormuz, artère vitale par laquelle transite un cinquième du brut mondial, demeure un point de friction majeur. Cette situation continue d’exercer une pression haussière sur les prix de l’or noir. La flambée des cours du brut commence à se propager dans les économies mondiales, avec des indicateurs récents signalant une recrudescence de l’inflation de l’Asie à l’Amérique du Nord, en passant par l’Europe.

Mardi, les prix du pétrole ont connu un léger repli, mais se maintenaient à des niveaux élevés. Le baril de Brent de la mer du Nord a cédé 0,73% pour s’établir à 111,28 dollars, tandis que son homologue américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), reculait de 0,82% à 107,77 dollars. Pour rappel, avant le conflit, le prix oscillait autour de 70 dollars le baril. Dans ce contexte, le dollar profitait de l’augmentation du coût de la dette publique américaine, prenant 0,43% face à l’euro, à 1,1606 dollar pour un euro, vers 20h30.

Wall Street en attente de Nvidia, l’Europe fait de la résistance

Face à cette incertitude géopolitique et à la montée des taux obligataires, Wall Street a clôturé la séance dans le rouge. Le Dow Jones a perdu 0,65%, l’indice Nasdaq a cédé 0,84%, et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 0,67%.

Le verdict de Nvidia, un moment clé

«Tout le monde attend Nvidia», prévient Antoine Andreani. La première capitalisation mondiale, figure emblématique de l’engouement boursier pour l’intelligence artificielle (IA), doit publier ses résultats du premier trimestre après la clôture des marchés. John Belton, de Gabelli Funds, rappelle que «Nvidia affiche régulièrement des résultats exceptionnels», et s’attend à ce que cette nouvelle publication suive la tendance. Cependant, l’expert souligne que les véritables interrogations portent sur «le long terme» et les potentiels «retours sur investissements dans les années à venir». Une «grosse déception» de la part de Nvidia pourrait, dans le contexte actuel, provoquer une «importante correction des marchés», met en garde Antoine Andreani.

Si «l’IA continue de constituer le principal soutien des actions américaines», les conséquences de la guerre en Iran commencent à «peser sur le moral des investisseurs», nuance Florian Ielpo de Lombard Odier.

Les Bourses européennes, un îlot de stabilité relative

L’annonce de Donald Trump, lundi, concernant l’annulation au dernier moment d’une nouvelle attaque contre l’Iran, et son assurance quant à de «très bonnes chances» de parvenir à un accord avec Téhéran, a d’abord insufflé un certain optimisme. Ce report a initialement donné «un certain soutien aux cours boursiers» en Europe, selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Néanmoins, il tempère : «la situation demeure extrêmement fragile et peut changer à tout moment.» La dynamique s’est d’ailleurs quelque peu essoufflée au cours de la séance, bien que la plupart des indices n’aient pas basculé dans le rouge. Francfort a ainsi progressé de 0,38%, tandis que Paris (-0,07%) et Londres (+0,07%) ont terminé proches de l’équilibre. Milan a cédé 0,65%.

S.N. avec agences / Les Inspirations ÉCO


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