Maroc : L'énigme des secousses
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Maroc : L’énigme des secousses au nord décryptée par Nasser Jabour – Un essaim sismique post-Al Haouz sous surveillance

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Secousses sismiques au nord du Maroc : les explications de Nasser Jabour

Le nord du Maroc, en particulier les eaux du détroit de Gibraltar, est le théâtre d’une activité sismique persistante ces derniers jours. Une série de secousses, bien que de faible intensité, suscite l’intérêt des experts. Pour éclairer ce phénomène, Nasser Jabour, directeur de l’Institut national de géophysique (ING), apporte des précisions essentielles, situant cette recrudescence dans le contexte d’une hausse globale de l’activité sismique post-séisme d’Al Haouz de 2023. Il qualifie cette séquence d’« essaim sismique », un terme clé pour comprendre la dynamique actuelle.

Une activité concentrée et continue

Les bulletins d’alerte sismique de l’ING ont rapporté plusieurs événements récents. Dimanche dernier, la province de M’diq-Fnideq a connu deux secousses notables : la première, de magnitude 2,7 sur l’échelle de Richter, à 18h10 et 29 kilomètres de profondeur, suivie deux minutes plus tard d’une autre de magnitude 2,5, à 15 kilomètres de profondeur. Précédemment, mercredi, Martil, également dans la province de M’diq-Fnideq, avait enregistré un séisme de magnitude 3,1 à 16h36.

Nasser Jabour souligne que les magnitudes de ces événements oscillent généralement entre 1 et 3,2. La région enregistre en moyenne près de cinq séismes par jour, totalisant environ 16 secousses sur les trois derniers jours dans l’ensemble du nord du Maroc. Cette fréquence, bien que les magnitudes soient faibles, est caractéristique du phénomène observé.

L’« Essaim Sismique » : Réajustement Post-Al Haouz

Le directeur de l’ING met en lumière une augmentation d’environ 15% de l’activité sismique à l’échelle nationale depuis le séisme dévastateur d’Al Haouz en septembre 2023. Cette recrudescence ne se limite pas aux zones terrestres, mais s’étend également à l’espace océanique et méditerranéen, notamment au large du détroit de Gibraltar.

Comprendre le phénomène

Nasser Jabour explique que l’actuelle série de secousses s’apparente à un « essaim sismique ». Ce terme désigne une succession de tremblements de terre de faible magnitude qui se produisent dans une zone géographique restreinte, sans qu’un choc principal ne se distingue clairement. Ce phénomène est interprété comme un réajustement des contraintes tectoniques, une conséquence directe du séisme majeur d’Al Haouz. « Nous avons observé des séismes dans des zones jusque-là calmes », précise-t-il, indiquant une activation progressive de plusieurs failles géologiques dans l’extrême Méditerranée occidentale.

Un précédent et des perspectives rassurantes

Ce type d’activité n’est pas inédit pour le Maroc. Nasser Jabour rappelle qu’un essaim sismique similaire avait été enregistré en 2021 au large de Nador-Al Hoceïma, où des milliers de secousses offshore s’étaient produites avant un retour progressif au calme. Cette expérience passée offre une perspective rassurante quant à l’évolution potentielle de la situation actuelle.

Surveillance continue et faible risque

Malgré la persistance des secousses, le responsable se veut rassurant quant au risque pour les populations. Les tremblements de terre enregistrés demeurent de faible intensité et sont faiblement ressentis dans les régions du nord. Les équipes de l’Institut national de géophysique maintiennent une surveillance constante et rigoureuse de cette activité, afin d’analyser son évolution et d’anticiper tout changement significatif dans les jours à venir.

LE MATIN | 11 Mai 2026 À 11:45


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