Le Maghreb est de nouveau au cœur des préoccupations diplomatiques américaines. Christopher Landau, Sous-secrétaire d’État adjoint des États-Unis, a entamé ce lundi 27 avril 2026 une tournée de cinq jours en Afrique du Nord, un déplacement annoncé par le Département d’État le vendredi 24 avril. Si l’agenda officiel évoque des discussions bilatérales, l’ombre du dossier du Sahara marocain plane indéniablement sur cette visite stratégique, accentuant la pression sur Alger.
Un agenda bilatéral en apparence
À première vue, le communiqué du Département d’État dessine les contours d’une visite axée sur les relations bilatérales. Pour l’Algérie, les discussions se concentreront sur les « efforts partagés pour aborder les questions de sécurité régionale et des accords commerciaux impactants avec des entreprises américaines ». Deux thématiques où Alger cherche activement à renforcer sa position auprès de Washington. Côté marocain, la coopération sécuritaire de longue date est mise en avant, aux côtés de « l’avancement de la coordination technologique et spatiale », des domaines dont les détails restent à préciser.
Le Sahara : un enjeu régional incontournable
Si ces points s’inscrivent dans la continuité des relations américano-maghrébines, il est impossible d’ignorer le contexte régional prégnant : le règlement du différend autour du Sahara marocain, un conflit qui perdure depuis plus d’un demi-siècle. Les États-Unis y jouent, comme chacun sait, un rôle pivot.
L’impulsion américaine dans le dossier
C’est Washington qui a initié la dynamique actuelle en reconnaissant la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud dès décembre 2020. Plus récemment, les États-Unis ont également pris les rênes en tant que « penholder » de la Résolution 2797, un texte historique qui a formellement établi la primauté du plan d’autonomie marocain comme base unique de négociation pour clore ce litige territorial. Parallèlement, Washington s’implique activement, aux côtés des Nations Unies, dans la relance du processus politique, impliquant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le mouvement séparatiste du Front Séparatiste, dont le premier round s’est d’ailleurs tenu dans la capitale américaine.
L’isolement croissant d’Alger
Dans cette perspective, le dossier du Sahara semble indissociable de la tournée de Christopher Landau. D’autant plus que cette visite coïncide avec les délibérations en cours aux Nations Unies concernant la mise en œuvre de la Résolution 2797 et l’avenir de la MINURSO. Il est à rappeler que l’administration Donald Trump, par la voix de son Représentant permanent à l’ONU, Mike Waltz, avait déjà manifesté son intention de réduire cette mission onusienne. Dans ce contexte, l’isolement de plus en plus manifeste de la position algérienne risque de s’accentuer, face à un cadre diplomatique qui se dessine et auquel Alger devra, peut-être à contrecœur, se rallier.
Pour plus de détails, visitez notre site.
Source: Lien externe









Laisser un commentaire