À seulement cinq mois des élections législatives marocaines de septembre 2026, le Parti de la Justice et du Développement (PJD), sous la houlette de son secrétaire général Abdelilah Benkirane, a jeté les bases de sa campagne en dévoilant officiellement la première salve de ses têtes de liste. Quarante circonscriptions locales ont ainsi vu leurs candidats désignés, marquant le début d’une course électorale qui s’annonce intense.
Le PJD mise sur l’expérience et la fidélité
Réunie le samedi 18 avril 2026, l’instance de nomination du parti, le Secrétariat général, a mené des délibérations marathoniennes, culminant par un vote à bulletin secret pour valider les candidatures. Loin de toute prudence excessive, le PJD a choisi de s’appuyer sur ses « cadres de confiance » et ses voix les plus aguerries pour cette première étape cruciale.
Des figures emblématiques de retour sur le devant de la scène
- Sans surprise, Abdellah Bouanou, actuel chef du groupe parlementaire du parti, briguera de nouveau les suffrages à Meknès, son fief historique.
- L’ancien ministre Driss El Azami El Idrissi, récemment invité de l’émission « Le 12/13 » de Médias24, a obtenu l’investiture pour Skhirat-Témara.
- Amina Maelainine, figure connue du parti, se lancera dans la bataille électorale à Casablanca, dans la circonscription d’Aïn Chock.
- Le prédicateur Abouzaid El Mokrie El Idrissi, qui avait boycotté le précédent scrutin du 8 septembre 2021, fait son grand retour et sera candidat à El Jadida.
- Mustapha Ibrahimi défendra les couleurs du PJD à Kénitra.
Une nomination inattendue et stratégique
La plus grande surprise de cette première vague de désignations est sans conteste l’investiture de Samir Chaouki dans la circonscription de Hay Hassani à Casablanca. Journaliste émérite, écrivain reconnu et président fondateur du think tank OMEGA, Center for Economy & Geopolitics Research, sa candidature envoie un signal fort : celui de la volonté du PJD d’attirer des personnalités d’élite issues d’horizons diversifiés, cherchant à élargir son assise et à renouveler son image.
Une couverture géographique étendue
Les 40 investitures annoncées ce week-end dessinent une carte électorale couvrant une large partie du royaume, des bastions urbains aux zones plus rurales.
- Dans la métropole économique de Casablanca, outre les noms déjà cités, le parti a validé les candidatures d’Abdessamad Haiker (Anfa) et de Fatmi Ramid (Al Fida Mers-Sultan).
- Au Nord et dans la région de l’Oriental, Mohamed Bouzidane représentera le PJD à Tanger-Assilah, tandis qu’Abdellah El Hamel sera en lice à Oujda.
- Le Sud du pays n’est pas en reste, avec les candidatures d’El Batoul Bladi à Tan-Tan et d’Ahmed Adrak à Inzegane-Aït Melloul qui ont également reçu l’approbation du Secrétariat général.
Un processus de sélection rigoureux
Conformément aux statuts du parti, ces choix ne sont pas le fruit d’une décision unilatérale de la direction nationale. Le Secrétariat général a souligné que ces nominations découlent des propositions émises par les assemblées générales provinciales. Le vote à bulletin secret au sein de l’instance de nomination agit comme un filtre final, garantissant, selon le parti, la légitimité démocratique de ses futurs représentants.
Prochaines étapes : La suite de la campagne
Si cette première liste de 40 noms donne le ton de la campagne à venir, le processus est loin d’être achevé. Le PJD doit encore statuer sur les 52 circonscriptions locales restantes, ainsi que sur les 12 listes régionales dédiées à la représentation féminine. L’échiquier politique marocain se prépare à une période d’intense activité, et le PJD semble déterminé à jouer un rôle majeur dans les prochaines échéances électorales.
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