Dans un marché des carburants marocain en perpétuelle ébullition, le Conseil de la concurrence lève le voile sur les mécanismes de fixation des prix à la pompe. Une récente analyse, couvrant la période du 16 mars au 1er avril 2026, met en lumière une réalité contrastée : si le gasoil bénéficie d’une répercussion partielle des fluctuations mondiales, l’essence, elle, voit ses tarifs grimper au-delà des attentes. Une étude signée Akram Hallaoui qui interpelle sur la transparence et la flexibilité du secteur.
Gasoil : Une Transmission Partielle qui Soulage le Consommateur
Un bouclier contre la flambée internationale
La seconde quinzaine de mars 2026 a été marquée par une hausse significative des cotations internationales du gasoil, s’élevant à 2,18 DH/L. Pourtant, les automobilistes marocains ont vu le prix à la pompe augmenter de 1,72 DH/L en moyenne. Ce décalage, représentant un taux de transmission de 79%, signifie que 0,46 DH/L de la hausse mondiale n’a pas été répercuté sur le consommateur. Sur l’ensemble du mois de mars, cet « amortisseur » cumulé atteint même 1,35 DH/L, bien que le Conseil note une accélération de l’ajustement durant la dernière période analysée.
Essence : Quand la Pompe Dépasse les Cotations Mondiales
Des pratiques de compensation en question
Le tableau est tout autre pour l’essence. Alors que les cours de référence internationaux progressaient de 1,37 DH/L entre le 16 mars et le 1er avril, le prix à la pompe a bondi de 1,53 DH/L. Un écart de +0,16 DH/L qui interpelle. Le Conseil de la concurrence attribue cette divergence à des « pratiques de compensation entre produits », où les distributeurs ajustent différemment les prix du gasoil et de l’essence. Cependant, cette marge de manœuvre reste limitée, l’essence ne constituant qu’environ 13% du chiffre d’affaires total des distributeurs.
Un Marché Libéralisé, des Pratiques Figées : L’Appel à la Flexibilité
L’héritage d’une ancienne régulation
Bien que l’analyse n’ait révélé aucun comportement anticoncurrentiel direct, le Conseil de la concurrence pointe du doigt la rigidité du mode de fixation des prix. L’alignement systématique des opérateurs sur des dates de révision identiques (le 1er et le 16 de chaque mois), couplé à des variations d’ampleur similaire, freine la dynamique concurrentielle. Cette uniformité, vestige de l’ancien dispositif de régulation, est jugée « de moins en moins pertinente » dans un environnement désormais libéralisé. L’Autorité de la concurrence exhorte les opérateurs à adopter des stratégies de prix indépendantes, basées sur leurs propres coûts d’achat, leurs niveaux de stocks et leurs orientations commerciales, afin de stimuler une concurrence plus saine et bénéfique pour le consommateur.
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