Vue d'un port de pêche marocain avec des bateaux et des caisses de poissons, illustrant l'activité halieutique.
Économie

Pêche au Maroc : Les Intempéries Font Chuter les Volumes, mais la Valeur Tient Bon

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Le Secteur Halieutique Marocain Face aux Vents Contraires

Le secteur de la pêche marocaine a connu un début d’année 2026 particulièrement agité. Les trois premiers mois ont été marqués par une contraction significative des volumes de produits de la mer commercialisés, une tendance qui interpelle sur la résilience de cette industrie vitale pour l’économie nationale.

Chute des Volumes, Résilience de la Valeur

Selon les dernières statistiques de l’Office National des Pêches (ONP), les débarquements de produits de la mer ont atteint 89 895 tonnes (T) à fin mars 2026. Ce chiffre représente une décélération notable de 34% par rapport à la même période de l’exercice précédent. Toutefois, le tableau n’est pas entièrement sombre : en termes de valeur, la chute est moins brutale. Les recettes ont totalisé plus de 3,11 milliards de dirhams (MMDH), n’enregistrant qu’une baisse de 3%.

Les Intempéries, Principal Facteur de Perturbation

Cette performance en demi-teinte s’explique en grande partie par les fortes intempéries qui ont sévi dans le Royaume au début de l’année. Ces conditions météorologiques extrêmes ont lourdement perturbé l’activité des bateaux de pêche, toutes tailles confondues, limitant ainsi les sorties en mer et, par conséquent, les volumes capturés.

Des Fortunes Diverses Selon les Espèces

L’analyse détaillée par espèce révèle des dynamiques contrastées :

  • En valeur : Les céphalopodes et les crustacés ont su tirer leur épingle du jeu, affichant des augmentations respectives de 8% et 6%. En revanche, la valeur des algues a reculé de 24% sur un an. Les coquillages, les poissons pélagiques et le poisson blanc ont subi des pertes plus importantes, de 56%, 43% et 15% respectivement.
  • En poids : L’ONP fait état d’une hausse des algues (+17% à 913 T), des céphalopodes (+3% à 25 841 T) et des crustacés (+9% à 1 718 T). À l’inverse, les coquillages (-56% à 19 T), les poissons pélagiques (-49% à 41 237 T) et le poisson blanc (-30% à 20 167 T) ont enregistré des baisses significatives.

Disparités Régionales : Atlantique Plus Touché que Méditerranée

La répartition géographique des débarquements montre également des différences notables :

  • Ports méditerranéens : Un total de 4 460 T de produits de la pêche côtière et artisanale a été débarqué, soit une baisse de 4% par rapport à l’année précédente. La valeur correspondante a chuté de 15%, s’établissant à plus de 208,50 millions de dirhams.
  • Ports atlantiques : Ces ports ont enregistré une diminution plus prononcée en poids, avec 85 435 T débarquées (-35%). Cependant, la valeur a mieux résisté, ne reculant que de 2% pour atteindre 2,90 MMDH.

Ces chiffres soulignent la vulnérabilité du secteur halieutique marocain aux aléas climatiques, tout en mettant en lumière une capacité à maintenir une certaine valeur économique malgré la réduction des quantités. Une adaptation stratégique sera essentielle pour naviguer dans ces eaux incertaines.


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