Frais Universitaires au Maroc : Le Médiateur du Royaume Saisit la Tutelle pour la Gratuité des Fonctionnaires
L’Institution du Médiateur du Royaume, gardienne des droits des citoyens, vient de prendre une initiative d’envergure en interpellant directement le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. L’objet de cette démarche ? Les frais d’inscription jugés controversés, imposés aux fonctionnaires et salariés marocains qui aspirent à poursuivre leurs études universitaires dans le cadre du dispositif dit « temps aménagé ».
La Voix des Fonctionnaires : Une Contestation Grandissante
Cette intervention fait écho à une mobilisation persistante. La Coordination nationale des fonctionnaires et salariés soumis aux horaires aménagés payants a été le fer de lance de cette contestation, déposant une première réclamation dès le 2 septembre 2026. Face à l’absence de réponse, un deuxième recours collectif, soulignant l’urgence de la situation, a été formulé le 29 octobre de la même année. Ces acteurs de la société civile dénoncent unanimement une mesure qu’ils estiment contraire aux principes fondamentaux de l’éducation.
Gratuité de l’Enseignement Public et Égalité des Chances : Les Piliers Menacés
Au cœur du litige, deux piliers de l’éducation marocaine sont mis en avant : la gratuité de l’enseignement public et l’égalité des chances. Les fonctionnaires et salariés estiment que l’exigence de frais d’inscription pour des parcours en « temps aménagé » crée une discrimination inacceptable. Pour eux, l’accès à la formation continue, essentielle à leur développement professionnel et personnel, ne devrait pas être entravé par des considérations financières, surtout dans un système d’enseignement public qui se veut inclusif.
L’Attente d’une Réponse Ministérielle
La balle est désormais dans le camp du ministère de l’Enseignement supérieur. La saisine du Médiateur du Royaume confère un poids institutionnel considérable à cette affaire, la hissant au rang de priorité nationale. Une décision favorable aux plaignants pourrait non seulement alléger le fardeau financier des fonctionnaires étudiants, mais aussi réaffirmer l’engagement de l’État envers une politique éducative équitable et accessible à tous les citoyens, quel que soit leur statut professionnel.
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