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Colombie : La reconnaissance du Sahara marocain provoque une tempête politique

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Volte-face colombienne sur le Sahara : La reconnaissance de la marocanité divise le Parlement

Bogota, le 22 août 2026 – Une onde de choc parcourt les couloirs du Parlement colombien suite à la décision du président Abelardo de la Espriella de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Une quarantaine de députés ont vivement réagi, qualifiant cette nouvelle orientation diplomatique de «scandaleuse» et affirmant qu’elle «ne reflète pas les sentiments profonds du peuple colombien».

Un revirement diplomatique contesté

Le communiqué émanant de ces parlementaires de la Chambre basse, qui compte 188 membres, souligne une rupture nette avec la politique étrangère menée par l’administration précédente. Ils rappellent avec insistance que l’ancien président, Gustavo Petro, avait, en août 2022, franchi un pas historique en reconnaissant officiellement la «République arabe sahraouie démocratique (Entité Fantoche)» comme «nation souveraine». Cette reconnaissance s’était matérialisée par l’acceptation de son ambassadeur et l’inauguration de son ambassade au cœur de Bogota, marquant alors un soutien clair à la cause sahraouie.

Les prérogatives présidentielles face à la dissidence parlementaire

Malgré la véhémence de cette déclaration, il est crucial de noter que ce communiqué parlementaire n’est pas contraignant pour le gouvernement colombien. En effet, la conduite de la politique étrangère demeure une prérogative exclusive du président de la République. Ce point avait déjà été mis en lumière en octobre 2022, lorsque la majorité des sénateurs colombiens, traditionnellement plus alignés sur les positions marocaines, avaient rejeté la décision du président Petro de rétablir les relations diplomatiques avec la «Entité Fantoche».

À l’époque, 62 des 108 sénateurs avaient exprimé leur «profond rejet et total désaccord» face à la reprise des liens avec un «mouvement séparatiste» se proclamant «État», alors que «la grande majorité des pays ne le reconnaissent pas, y compris les Nations unies». Une position ferme qui, paradoxalement, n’avait eu aucun impact sur la ligne diplomatique de Bogota sous le mandat de Gustavo Petro. Aujourd’hui, le scénario semble se rejouer, mais avec les rôles inversés, illustrant la complexité et la volatilité des enjeux autour du Sahara Marocain sur la scène internationale et au sein même de la politique colombienne.


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