Maroc: Le Déficit Budgétaire S’Allège de Plus de 4 MMDH à Fin Juillet
, le 19 août 2026
– Le Royaume du Maroc vient de franchir une étape significative dans l’assainissement de ses finances publiques. À la fin du mois de juillet 2026, le déficit budgétaire a été ramené à 50,5 milliards de dirhams (MMDH), marquant une réduction impressionnante de plus de 4 MMDH par rapport aux 54,7 MMDH enregistrés à la même période l’année précédente. Cette performance est le fruit d’une dynamique positive où la croissance des recettes a surpassé celle des dépenses.
Des Recettes en Hausse, Moteur de la Réduction du Déficit
Une Collecte Fiscale Dynamique
Selon le dernier bulletin sur la Situation des Charges et Ressources du Trésor (SCRT), émanant du ministère de l’Économie et des Finances, les recettes globales ont atteint près de 253,8 MMDH. Ce montant, calculé sur une base nette après remboursements, dégrèvements et restitutions fiscales, représente un taux de réalisation de 58,6% des prévisions établies par la loi de finances (LF) en vigueur. Les recettes fiscales, pilier de cette amélioration, se sont particulièrement distinguées avec un bond de 10,9%, pour s’établir à plus de 223,8 MMDH, atteignant ainsi 61,1% des objectifs fixés. Il est à noter que les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscales, incluant la contribution des collectivités territoriales, ont augmenté de près de 3,6 MMDH, totalisant 19,2 MMDH.
Contributions Stratégiques des Établissements Publics et Financements Innovants
Les recettes non fiscales ont également joué un rôle crucial, s’élevant à 27 MMDH à fin juillet. Cette somme provient en grande partie des produits versés par les établissements et entreprises publics, qui ont contribué à hauteur de 9,5 MMDH. Parmi les acteurs majeurs, Bank Al-Maghrib se distingue avec 4,3 MMDH, suivie par l’Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la Cartographie (ANCFCC) avec 2,5 MMDH, et l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) avec 2,1 MMDH. Par ailleurs, les mécanismes de financement innovants ont apporté une manne supplémentaire de 9,9 MMDH, soulignant la diversification des sources de revenus de l’État.
Maîtrise des Dépenses et Dynamisme de l’Investissement
Évolution des Dépenses Ordinaires
En ce qui concerne les dépenses, les charges ordinaires ont totalisé 242,6 MMDH à fin juillet, affichant un taux d’exécution de 63,9%. Cette enveloppe représente une hausse de 30,1 MMDH par rapport à la même période en 2025. Cette évolution est principalement imputable à l’augmentation des dépenses relatives aux biens et services (+14,4%), aux intérêts de la dette (+14%) et aux charges de la compensation (+10,8%).
Un Solde Ordinaire Positif et des Comptes Spéciaux en Excédent
Malgré l’accroissement des dépenses ordinaires, la robustesse des recettes a permis de maintenir un solde ordinaire excédentaire de 11,1 MMDH, même si ce dernier est légèrement inférieur aux 13,1 MMDH enregistrés un an plus tôt. Les dépenses d’investissement, quant à elles, ont affiché une croissance soutenue de 13,9% par rapport à fin juillet 2025, atteignant 69,3 MMDH et un taux de réalisation de 60,4% par rapport aux prévisions de la LF 2026. Un indicateur particulièrement encourageant est l’évolution des comptes spéciaux du Trésor (CST), qui ont basculé d’un solde débiteur de 7 MMDH à fin juillet 2025 vers un excédent significatif de 7,7 MMDH à fin juillet dernier, renforçant la résilience financière du Royaume.
Perspectives: Une Trajectoire Budgétaire Renforcée
Cette réduction notable du déficit budgétaire témoigne de la solidité des fondamentaux économiques marocains et de l’efficacité des politiques de gestion des finances publiques. En dépit d’un contexte économique mondial incertain, le Maroc continue de démontrer sa capacité à optimiser ses ressources et à maîtriser ses engagements, ouvrant ainsi la voie à une croissance durable et à une stabilité macroéconomique renforcée.
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