Le Rappeur Pause Flow Écope d’Un An de Prison Ferme pour Diffamation Envers Son Ex-Épouse
Le monde du rap marocain est secoué par une nouvelle judiciaire retentissante. Jawad Asradi, plus connu sous son nom d’artiste Pause Flow, a été lourdement condamné ce mercredi par le tribunal de première instance de Sefrou. L’artiste devra purger une peine d’un an de prison ferme, assortie d’une amende salée et de dommages et intérêts substantiels, suite à une plainte déposée par son ex-épouse concernant le contenu d’une de ses chansons.
Un Verdict Sévère pour une Chanson Polémique
Le jugement, prononcé ce mercredi, a vu Jawad Asradi condamné à douze mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 5 000 dirhams. En outre, le rappeur est tenu de verser la somme de 50 000 dirhams à son ex-épouse en guise de dommages et intérêts civils, marquant une décision ferme de la justice face aux allégations portées.
Au Cœur de la Controverse : La Chanson « Cent Daz »
L’origine de cette affaire remonte à la diffusion de la chanson « Cent Daz », dans laquelle Pause Flow abordait des aspects de sa relation passée avec la plaignante. Son ex-épouse a estimé que les paroles de ce titre étaient non seulement offensantes, mais qu’elles portaient également gravement atteinte à son honneur et à sa réputation. C’est cette plainte qui a déclenché l’engrenage judiciaire, menant à l’arrestation de l’artiste le 10 août dernier dans la ville d’Imouzzer Kandar.
Les Chefs d’Accusation du Ministère Public
Le ministère public a poursuivi le rappeur sur plusieurs fronts. Les accusations retenues incluent la publication et la diffusion d’allégations et de faits mensongers, dans l’intention manifeste de nuire à la vie privée et à la réputation d’autrui. À cela s’ajoutent les chefs d’injure publique et de diffamation, aggravés par le fait qu’ils visaient une femme en raison de son sexe, soulignant la gravité des propos incriminés.
Un Passé Judiciaire Déjà Chargé
Cette condamnation n’est malheureusement pas la première pour Jawad Asradi. L’artiste avait déjà été confronté à la justice fin 2023, où il avait écopé de trois mois de prison avec sursis. Cette précédente décision avait été confirmée en appel par la cour de Fès en juin dernier. Ces poursuites antérieures étaient également liées au contenu de ses œuvres musicales, notamment pour outrage à un corps constitué et à des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions, dessinant un tableau récurrent de démêlés judiciaires pour le rappeur.
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