Le Trésor Marocain en Pleine Forme: Une Croissance Solide des Recettes Ordinaires à Fin Juillet 2026
Rabat, Maroc – Les indicateurs économiques du Royaume chérifien continuent de témoigner d’une dynamique positive. À la fin du mois de juillet 2026, les recettes ordinaires de l’État marocain ont enregistré une progression notable de 8,3% par rapport à la même période de l’année précédente, atteignant un montant cumulé de 261 milliards de dirhams (MMDH). Cette performance, détaillée par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) dans son dernier Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques, souligne la résilience et la vitalité de l’économie nationale.
Les Moteurs de la Croissance: Fiscalité Douanière et Domestique
Cette embellie budgétaire est principalement attribuable à l’excellente tenue des recettes fiscales, qu’elles soient d’origine douanière ou domestique. En effet, la fiscalité douanière a bondi de 13,3%, tandis que la fiscalité domestique a affiché une croissance robuste de 12,8%. Ces hausses significatives ont permis de compenser une baisse des recettes non fiscales, offrant un bilan globalement très favorable.
La Fiscalité Domestique, Pilier de la Performance
Les recettes fiscales globales ont atteint 237,1 MMDH à fin juillet 2026, contre 209,9 MMDH un an auparavant, soit une augmentation de 12,9%. Ce dynamisme est le fruit de plusieurs facteurs :
- L’Impôt sur les Sociétés (IS) a connu une progression spectaculaire de 21,8%, reflétant la bonne santé et la rentabilité accrue des entreprises marocaines.
- L’Impôt sur le Revenu (IR) a modestement augmenté de 2%, signe d’une stabilité de l’emploi et des revenus des ménages.
- La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) à l’intérieur du pays a grimpé de 11,1%, indiquant une consommation intérieure soutenue.
- Les droits d’enregistrement et de timbre ont également contribué à cette croissance avec une hausse de 14,1%, témoignant d’une activité transactionnelle (immobilier, etc.) dynamique.
L’Élan des Recettes Douanières
La fiscalité douanière n’est pas en reste, avec des recettes s’élevant à 73.057 millions de dirhams (MDH) à fin juillet 2026, contre 64.483 MDH pour la même période en 2025. Cette performance est portée par :
- Une augmentation de 14,1% des droits de douane, suggérant une intensification des échanges commerciaux.
- Une hausse de 12,7% de la TVA à l’importation, corrélée à l’accroissement des importations.
- Un bond de 15,4% de la taxe intérieure de consommation (TIC) sur les tabacs manufacturés, indiquant une consommation stable de ces produits.
Les Recettes Non Fiscales: Un Contraste Nuancé
Malgré l’élan des recettes fiscales, les recettes non fiscales ont enregistré une baisse de 23,2%, soit une diminution de 7.219 MDH. Cette contraction s’explique principalement par :
- La réduction des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général, passant de 14.470 MDH à 10.685 MDH.
Une diminution significative des recettes en atténuation des dépenses de la dette, qui sont passées de 3.080 MDH à seulement 198 MDH.
Toutefois, cette baisse a été partiellement amortie par la hausse des recettes de monopoles, qui ont atteint 9.480 MDH contre 9.346 MDH un an auparavant, démontrant la stabilité des revenus générés par ces entités.
Perspective Globale: Des Recettes Ordinaires Nettes en Hausse
En prenant en compte les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, les recettes ordinaires nettes de l’État se sont établies à 248,2 MMDH à fin juillet 2026, contre 229,8 MMDH l’année précédente. Cette progression de 8% confirme la trajectoire positive des finances publiques marocaines et leur capacité à générer des ressources pour le développement du pays.
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