Coupe du monde 2026, Côte d'Ivoire, visas, supporters, États-Unis, Donald Trump, football
Actualité

Mondial 2026 : Les Éléphants privés de leurs supporters, la politique migratoire américaine en cause

Partager
Partager
Pinterest Hidden

Mondial 2026 : Les Éléphants privés de leurs supporters, la politique migratoire américaine en cause

C’est une situation sans précédent pour le football ivoirien. Pour la première fois de son histoire, la Côte d’Ivoire s’apprête à disputer une phase finale de Coupe du monde sans l’apport vital de ses supporters venus directement du pays. La raison ? Un refus catégorique de Washington d’accorder les visas nécessaires, laissant un goût amer aux fervents amoureux des Éléphants.

La photo des Éléphants à l’entraînement, la veille d’un match amical contre la France à Nantes en juin 2026, semble presque ironique face à cette réalité. L’enthousiasme du terrain contraste avec la déception des tribunes qui resteront désespérément vides de leurs chants habituels.

La rigueur migratoire de l’ère Trump frappe le sport

La politique migratoire américaine, particulièrement stricte sous l’administration de Donald Trump, pose des défis majeurs pour l’entrée sur le territoire, même pour les acteurs du sport. Le cas de l’arbitre somalien Omar Artan, refoulé en juin dernier malgré un visa en règle, en est une illustration frappante. Pour la Côte d’Ivoire, l’impact est encore plus lourd : l’ensemble des supporters organisés se voit barrer la route.

Julien Kouadio Adonis, président du Comité national des supporters des Éléphants (CNSE), exprime sa frustration sans détour : « Les supporters ont renoncé au voyage parce que l’État américain ne veut pas voir des supporters de certains pays dont la Côte d’Ivoire, sur son sol. Les États-Unis ont été clairs avec nous en disant qu’ils ne voulaient pas voir nos supporters. »

Un « devoir régalien » empêché

Pour le CNSE, soutenir l’équipe nationale est bien plus qu’une simple passion ; c’est un « devoir régalien ». « Cette situation nous fait très mal car elle nous empêche d’accomplir notre devoir régalien, c’est-à-dire, supporter notre équipe. Nous aurions pu présenter notre culture, notre savoir-faire en matière de supporter dans les tribunes », ajoute M. Kouadio Adonis. Une occasion manquée de partager la richesse culturelle ivoirienne avec le monde, et un coup dur pour l’ambiance des matchs.

La diaspora en première ligne

Face à cette impasse, la Côte d’Ivoire devra compter sur sa diaspora. Seule une poignée d’officiels du CNSE a été autorisée à faire le déplacement, avec pour mission d’« encadrer les supporters ivoiriens basés aux États-Unis ». Un processus qui, selon Julien Kouadio Adonis, n’a pas été sans embûches : « Même là, ça n’a pas du tout été facile pour obtenir les visas. Il a fallu discuter, négocier pour se faire entendre. » Le CNSE estime à plus de 1 000 le nombre de supporters de la diaspora qui pourront apporter leur soutien.

Un Mondial déconnecté de ses fans ?

L’avertissement cinglant du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, « Votre billet n’est pas un visa », résonne comme un symbole de ces difficultés. Ces restrictions s’ajoutent au coût déjà exorbitant des billets de match, nourrissant les critiques sur un Mondial qui semble de plus en plus déconnecté de la base populaire des fans de ballon rond, notamment ceux du continent africain, comme le soulignait déjà un article précédent : « Coupe du monde 2026 : visa, caution, restrictions… Le parcours du combattant des supporters africains ».

Les défis des Éléphants sur le terrain

La Côte d’Ivoire disputera deux de ses trois matchs de poule aux États-Unis, les 15 et 25 juin à Philadelphie, face à l’Équateur et Curaçao. Le deuxième match, le 20 juin, se jouera à Toronto, au Canada, contre l’Allemagne. Des rencontres où l’absence des supporters venus du pays se fera cruellement sentir, mais où l’esprit des Éléphants, soutenu par leur diaspora, devra briller plus fort que jamais. (Avec AFP)


Pour plus de détails, visitez notre site.

Source: Lien externe

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *