Fès : Coup de tonnerre judiciaire avant le Festival des Musiques Sacrées – Zouiten et Skali écopent de sursis
La cité impériale de Fès est secouée par une nouvelle décision de justice qui jette une ombre sur l’ouverture imminente de son prestigieux Festival des Musiques Sacrées du Monde. À la veille de la 29e édition, la chambre des crimes financiers a prononcé des peines de prison avec sursis à l’encontre de figures emblématiques de la Fondation Esprit de Fès, dont son président, Abderrafie Zouiten, et l’ancien directeur du festival, Faouzi Skali.
Un verdict symbolique pour la gouvernance culturelle
Abderrafie Zouiten, à la tête de la Fondation Esprit de Fès, a été condamné à deux ans de prison avec sursis. Une sentence qui résonne particulièrement alors que la fondation s’apprête à lancer son événement phare, prévu du 4 au 7 juin 2026. Faouzi Skali, qui a longtemps dirigé le festival, se voit infliger la même peine, marquant un tournant pour ces personnalités influentes de la scène culturelle fassie.
Confiscations et amendes : les détails de la décision
Au-delà du sursis, le jugement prévoit des sanctions financières significatives. Abderrafie Zouiten est visé par la confiscation de biens immobiliers acquis après le 3 mai 2007, à hauteur de ses parts. Cette mesure, rapportée par Le360, s’accompagne d’une levée des saisies sur les biens antérieurs à cette date, sauf en cas d’autres procédures. Quant à Faouzi Skali, il devra s’acquitter d’une amende ferme de 100 000 DH. La justice a également étendu ces peines à d’autres co-accusés dans cette affaire de malversations.
Les origines d’un scandale persistant
Cette affaire trouve ses racines dans une plainte déposée par le trésorier, le secrétaire général et un membre du conseil d’administration de la Fondation. Les griefs portaient sur des manquements graves à la gestion, notamment des dépenses jugées excessives pour la location d’un avion privé, ainsi que diverses irrégularités administratives et financières.
Un passé judiciaire qui refait surface
Ce n’est pas la première fois qu’Abderrafie Zouiten se retrouve devant la justice pour des faits similaires. En 2023, la chambre criminelle chargée des crimes financiers près la Cour d’appel l’avait déjà reconnu coupable dans une affaire de gestion de la même fondation, lui infligeant alors un an de prison avec sursis et une amende de 20 000 dirhams. Ce nouveau verdict souligne la persistance des interrogations autour de la gestion des fonds au sein de cette institution culturelle majeure.
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