Sénégal : Ousmane Sonko Dénonce
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Sénégal : Ousmane Sonko Dénonce une ‘Tyrannie Occidentale’ sur l’Homosexualité

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Sénégal : Ousmane Sonko Dénonce une « Tyrannie Occidentale » sur la Question de l’Homosexualité

Dakar, Sénégal – Le Premier ministre Ousmane Sonko a lancé une vive critique à l’encontre de l’Occident, l’accusant de vouloir « imposer » l’homosexualité « au reste du monde ». Cette déclaration retentissante, faite le 22 mai, intervient dans un climat particulièrement tendu au Sénégal, quelques semaines après l’adoption d’une loi controversée durcissant drastiquement les peines pour les relations homosexuelles.

Un Cadre Légal Renforcé et une Vague d’Homophobie

Début mars, l’Assemblée nationale sénégalaise a voté une législation qui double les peines pour les relations homosexuelles, les rendant passibles de cinq à dix ans d’emprisonnement. Promulguée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye, cette loi s’inscrit dans un contexte de recrudescence de l’homophobie, marquée par une série d’arrestations de personnalités locales, certaines étant même accusées de transmission volontaire du VIH/Sida.

La Voix du Peuple Contre le Diktat Étranger

Face aux interrogations d’une députée lors d’une séance parlementaire, Ousmane Sonko a affirmé que « 80 % ou plus » des 8 milliards d’êtres humains ne souhaitent pas l’homosexualité. Il a dénoncé une « sorte de tyrannie » exercée par « un petit noyau qui s’appelle l’Occident », cherchant à « imposer son diktat » au nom de ses moyens financiers et de sa maîtrise des médias.

Le Sénégal Refuse les Leçons de Morale

Le chef du parti Pastef a clairement indiqué que le Sénégal n’avait « aucune leçon à recevoir » des pays étrangers, en particulier de la France, qui ont critiqué le durcissement de la loi. « S’ils ont opté pour ces pratiques, c’est leur problème mais nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux, absolument pas », a-t-il asséné, sous les applaudissements des députés.

Application Intégrale et Sans Moratoire

Ousmane Sonko a réaffirmé la détermination de son gouvernement à « mettre un terme à la prolifération du phénomène de l’homosexualité ». Il a exhorté la justice à garantir une application « totale, intégrale, impartiale et parfaite » de la loi, soulignant qu’il en allait des « intérêts supérieurs de cette Nation ».

Le Premier ministre a également rejeté catégoriquement la demande de moratoire formulée par un collectif d’une trentaine de personnalités d’origine africaine dans une tribune publiée par Libération. Qualifiant ces « soi-disant intellectuels africains » de « complexés et complètement formatés », il a martelé : « Il n’y aura pas de moratoire. Cette loi sera appliquée ».

Droits Humains et Perceptions Géo-Culturelles

Cette position ferme du Sénégal a suscité des réactions internationales. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé le 12 mars une législation qui « bafoue les droits humains ». Sur le plan politique, une ministre wallonne a même remis en cause le financement de projets climatiques au Sénégal, dans une prise de position rare.

L’Homosexualité, un « Phénomène Importé » ?

Le débat autour de l’homosexualité au Sénégal est souvent teinté d’une rhétorique la présentant comme une « déviance importée de l’Occident », une réécriture historique qui trouve un écho favorable dans de nombreux pays africains. Le durcissement de la répression des relations entre personnes du même sexe est, pour le camp au pouvoir, une promesse électorale porteuse dans ce pays majoritairement conservateur.

Alors que le Sénégal trace sa propre voie législative, les tensions avec certaines nations occidentales et les organisations de défense des droits humains semblent destinées à persister, marquant un clivage profond sur des questions de valeurs sociétales.


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