Graphique boursier mondial en baisse et barils de pétrole, symbolisant l'impact des tensions au Moyen-Orient sur l'économie.
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Moyen-Orient : Les Bourses Mondiales Perdent Pied, le Pétrole Flambe

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Les marchés mondiaux sous tension : l’ombre du Moyen-Orient et la flambée du pétrole

L’optimisme s’est évaporé sur les places boursières mondiales ce mardi, alors que la situation au Moyen-Orient demeure un foyer d’incertitude. Entre des prix de l’énergie qui s’envolent et une impasse diplomatique persistante entre Téhéran et Washington, les investisseurs retiennent leur souffle. Les récentes déclarations de Donald Trump, remettant en question la solidité du cessez-le-feu régional, ont jeté une ombre supplémentaire sur un climat déjà tendu.

Donald Trump sème le doute sur la trêve américano-iranienne

« Le président Trump a semé le doute sur le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran sur les marchés », analyse Jim Reid, économiste de la Deutsche Bank. L’ancien président américain a en effet déclaré lundi que la trêve était « sous assistance respiratoire », critiquant vivement la réponse de l’Iran au plan américain visant à une paix durable. Téhéran, de son côté, a affirmé être prêt à riposter en cas d’agression, qualifiant l’offre américaine de « bonne à jeter à la poubelle ».

Ces commentaires interviennent alors que la proposition iranienne, formulée la semaine dernière en réponse à l’initiative américaine, exigeait la levée du blocus et l’allègement des sanctions imposées par Washington, ainsi que le maintien d’un certain contrôle sur le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime stratégique, par lequel transite historiquement près de 20% de l’offre mondiale d’hydrocarbures, est un point névralgique de la géopolitique énergétique.

Lors d’un entretien téléphonique avec un journaliste de Fox News, Donald Trump a également évoqué la possibilité de relancer l’opération de protection des navires traversant le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran depuis l’offensive israélo-américaine du 28 février. Après plus d’un mois de calme relatif, la voie diplomatique semble désormais piétiner, les échanges de propositions via le médiateur pakistanais n’ayant pas abouti à des résultats concrets.

Le pétrole s’envole, un choc énergétique majeur en perspective

Cette remise en question du cessez-le-feu a immédiatement propulsé les prix du pétrole à la hausse. Vers 07h20 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s’échangeait à 106 dollars, enregistrant une progression de 1,72%, tandis que le WTI américain atteignait 100,17 dollars, en hausse de 2,14%.

Amin Nasser, le PDG du géant pétrolier saoudien Aramco, a lancé un avertissement des plus sombres, affirmant que le conflit au Moyen-Orient avait déclenché le « plus grand choc énergétique » jamais connu à l’échelle mondiale. Il a souligné que « même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre », estimant que la normalisation du marché pourrait ne pas intervenir avant 2027.

Les bourses mondiales dans le rouge, l’inflation américaine en ligne de mire

Sur les marchés d’actions, « les optimistes […] commencent peu à peu à manquer d’arguments », constate Andreas Lipkow de CMC Markets. La persistance des prix élevés de l’énergie et l’atteinte d’un « stade très avancé » de la hausse boursière dans le secteur des semi-conducteurs contribuent à cette morosité.

En Asie, cette situation s’est traduite par des prises de bénéfices notables. L’indice vedette Kospi de Séoul a clôturé en forte baisse de 2,29% à 7 643 points, après avoir chuté de près de 5% en cours de séance. À l’inverse, l’indice Nikkei de Tokyo a légèrement progressé de 0,52%, tandis que le Hang Seng de Hong Kong cédait 0,18% en fin d’échanges asiatiques.

En Europe, l’ouverture a été marquée par un recul généralisé, les places du Vieux Continent étant particulièrement exposées à la flambée des coûts énergétiques. Paris perdait 0,86%, Francfort 1,13%, Londres 1,00% et Milan 1,41% dans les premiers échanges.

L’attention des marchés se tourne désormais vers les États-Unis, où de nouvelles données sur l’inflation sont attendues. L’indice des prix à la consommation (CPI) sera publié ce mardi, suivi de l’inflation côté producteurs (PPI) mercredi. « L’inflation est attendue en hausse en raison du bond des prix de l’énergie », rappelle Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Une publication supérieure aux attentes pourrait « raviver les anticipations (de politique monétaire plus restrictive) concernant la Réserve fédérale (Fed), pousser les rendements obligataires à la hausse et peser sur les valorisations des actions », prévient-elle. À l’inverse, un chiffre plus faible qu’attendu offrirait un « soulagement en suggérant que l’inflation alimentée par l’énergie reste contenue ».

En attendant ces chiffres cruciaux, le dollar s’appréciait de 0,28% face à l’euro, s’établissant à 1,1750 dollar pour un euro vers 07h20 GMT. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à échéance 10 ans atteignait 4,43%, contre 4,41% à la clôture de lundi.


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