Mining sector. After a record
Économie

Mining sector. After a record 2025, 2026 is already shaping up to be another highly promising year

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Le Maroc, une puissance minière en pleine ascension : 2026, l’année de la confirmation

Après une année 2025 qui restera gravée dans les annales comme un millésime exceptionnel, le secteur minier marocain s’apprête à vivre une nouvelle période faste en 2026. Portée par des cours mondiaux au zénith, une production en nette augmentation et l’avancement de projets structurants, l’industrie extractive du Royaume capitalise pleinement sur un cycle global des matières premières des plus favorables. Les premiers indicateurs de 2026 augurent déjà d’une dynamique tout aussi prometteuse.

Le secteur minier marocain, hors phosphates, a connu une année 2025 robuste, marquée par une augmentation significative des volumes de production, stimulée par des conditions de marché propices et une demande industrielle croissante. Longtemps éclipsée par l’hégémonie du phosphate, l’industrie minière diversifiée du Maroc voit son potentiel se révéler, notamment grâce à l’impulsion des technologies de pointe et, surtout, de la transition énergétique mondiale. Cet élan pourrait réduire l’écart avec le géant phosphatier plus rapidement que prévu.

L’Argent, éclatant de mille feux : Une production nationale record

Le Maroc

, déjà leader africain de la production d’argent, a consolidé sa position en 2025 avec une augmentation spectaculaire de sa production annuelle. Cette performance est le fruit de l’achèvement de l’extension de la mine de Zgounder et de la mise en service du site de Tizert, propulsant la production nationale à un volume inédit de 330 tonnes d’argent.

Les acteurs clés de l’argent marocain

  • Managem, acteur historique, maintient sa suprématie avec une production de 151 tonnes.
  • Aya Gold & Silver s’impose en deuxième position, affichant une production totale d’environ 5 millions d’onces, dont 4,8 millions proviennent de son opération phare de Zgounder, complétée par la vente de stocks historiques du projet Boumadine.
  • Pour la première fois, la mine de Zgounder a détrôné Imiter, longtemps bastion de la production nationale (126 tonnes).
  • D’autres contributeurs, comme la mine de Tighza

    , ont également apporté leur pierre à l’édifice, avec 29,4 tonnes de concentrés riches en argent produites par

    CMT en 2025.

Un marché de l’argent en effervescence

Le marché de l’argent a connu une flambée remarquable en 2025, atteignant un pic historique de 115 dollars l’once. Bien que les tensions au Moyen-Orient aient légèrement tempéré cette ascension, les cours se maintiennent au-dessus des 70 dollars l’once, garantissant des perspectives favorables aux producteurs.

Le Cuivre et le Cobalt : Métaux stratégiques de la transition énergétique

Le Cuivre : Tizert, catalyseur d’une production en forte hausse

Métal stratégique par excellence et pilier de l’industrie électrique, le cuivre voit sa production nationale connaître une accélération significative. La mine de Tizert est pressentie pour doubler à elle seule la production marocaine une fois sa pleine capacité atteinte. En 2025, Managem a déjà enregistré une hausse de 19,6% de sa production de concentrés de cuivre, passant de 92.612 à 110.721 tonnes. Cette croissance est largement attribuable à la montée en puissance du gisement de Tizert, qui a également compensé la production de la mine d’Oumejrane, cédée au groupe Ayrad (ex-Purple Hedge).

Pour 2026, le blocus persistant du détroit d’Ormuz et ses répercussions sur l’approvisionnement en intrants pour les engrais, notamment le soufre, pourraient influencer indirectement les cours du cuivre. Une pression accrue sur le traitement des minerais sulfurés, dont le cuivre, pour sécuriser la récupération d’acide sulfurique, pourrait accroître l’offre mondiale et, par ricochet, peser sur les prix. Cependant, la crise d’Ormuz ne saurait occulter la demande mondiale structurelle, tirée par la transition énergétique, qui devrait croître à un rythme que l’offre actuelle peine à suivre.

Le Cobalt : Une stratégie de valorisation locale

Autre métal essentiel à la transition, le cobalt est extrait au Maroc, bien qu’en volumes plus modestes, sur le site de Bou Azzer, unique gisement du pays. En 2025, Managem a opéré une réduction stratégique de plus de moitié de sa production, en dépit d’une reprise des prix après des années de déclin. Cette décision s’inscrit dans la perspective du lancement imminent de son usine de sulfate de cobalt, marquant une montée en gamme significative et la fourniture, pour la première fois au niveau local, d’un produit certifié directement utilisable par l’industrie automobile.

Plomb et Zinc : Des trajectoires de prix contrastées

Producteur historique de plomb et de zinc, le Maroc observe en 2026 des dynamiques de prix divergentes pour ces deux métaux. Le plomb se maintient autour de 1.900 dollars la tonne, soutenu par une demande stable, notamment celle des batteries. Le zinc, en revanche, poursuit une ascension notable, atteignant environ 3.400 dollars la tonne, un niveau inédit depuis le début du conflit russo-ukrainien en 2022. Cette envolée est principalement due à des contraintes d’approvisionnement régionales, en particulier en Europe et aux États-Unis.

La production de zinc et de plomb de Managem provient du complexe polymétallique de Drâa Sfar, dont la durée de vie restante est estimée à moins de cinq ans, annonçant un déclin progressif. La mine de Tighza, près de M’rirt, a vu CMT produire 28.305 tonnes de concentrés de plomb et de zinc en 2025. Parallèlement, la CADETAF, qui commercialise la production des mineurs artisanaux des régions de Tafilalet et Figuig, a vendu 8.240 tonnes de zinc et 8.630 tonnes de plomb.

Trois projets miniers d’envergure pour l’avenir du secteur

L’avenir du secteur minier marocain s’écrit également à travers trois projets majeurs en cours de développement :

Le projet Boumadine (Argent & Or)

Dans la région d’Errachidia, le projet Boumadine, porté par Aya Gold & Silver, devrait entrer en production d’ici 2030. Il est destiné à produire des concentrés d’argent et d’or, avec une capacité annuelle estimée à 5 millions d’onces d’argent. Un projet de fonderie, actuellement à l’étude, pourrait permettre la production locale d’or et d’argent raffinés, ajoutant une valeur significative à l’extraction.

La mine de cuivre de Bouskour

Près d’Ouarzazate, la mine de cuivre de Bouskour, mise à l’arrêt en 1977 suite à l’effondrement des prix du cuivre, est sur le point de redémarrer d’ici 2029. Ce projet représente une opportunité de relance pour la production de ce métal stratégique.

Le projet graphite de Managem

Dans le cadre de sa stratégie 2025-2030, Managem développe un projet de graphite, qui marquerait la première production de ce minerai au Maroc. Avec une capacité visée de 100.000 à 250.000 tonnes par an, la certification des ressources est en cours, en vue d’un lancement prévu pour 2030.

Potentiel inexploité et réformes législatives : Vers une souveraineté minière

Malgré cette dynamique positive, deux ressources importantes restent encore sous-exploitées : la potasse et l’étain. Le cours de l’étain, en particulier, connaît une croissance constante, atteignant environ 50.000 dollars la tonne, contre moins de 40.000 dollars en 2025, 35.000 dollars en 2024 et 30.000 dollars en 2023, porté par ses multiples applications industrielles. Le projet Achmmach, lié à l’étain, est désormais sous le contrôle d’un groupe minier chinois spécialisé dans les métaux non ferreux.

Parallèlement, une réforme majeure de la loi minière est en attente d’approbation finale. Son adoption permettrait d’harmoniser davantage le secteur avec les besoins industriels nationaux, en facilitant notamment les projets de transformation à valeur ajoutée sans nécessiter de licence minière, un segment encore peu développé au Maroc. De plus, un projet de loi visant à établir une liste actualisée des minéraux critiques offrirait aux autorités la possibilité de réserver une partie, voire l’intégralité, de la production minière à l’usage domestique plutôt qu’à l’exportation brute, constituant ainsi des réserves stratégiques nationales.


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