Casablanca sous le choc : La Bourse dégringole de 4,21% face à l’embrasement du Moyen-Orient
Un vent de panique a soufflé sur la Bourse de Casablanca ce lundi 2 mars 2026, au lendemain d’un week-end marqué par une escalade géopolitique sans précédent au Moyen-Orient. Le déclenchement d’un conflit ouvert, impliquant directement les États-Unis, Israël et l’Iran entre le 28 février et le 1er mars, a ravivé les craintes mondiales, provoquant un repli massif et généralisé sur les marchés financiers, y compris le marché marocain.
Rochdi Mokhliss | 02 Mars 2026 À 15:30
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Le Masi en chute libre, des volumes historiques
À la clôture de cette séance mouvementée, l’indice de référence de la Bourse de Casablanca, le Masi, a enregistré une baisse vertigineuse de 4,21%, s’établissant à 17 377 points. Cette dégringolade s’est accompagnée d’un volume d’échanges colossal, atteignant 1,1 milliard de dirhams, témoignant d’une frénésie de ventes. La capitalisation boursière du marché a fondu pour s’établir à 976 milliards de dirhams.
Le MASI20, baromètre des valeurs liquides, lourdement sanctionné
Le MASI20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides du marché, a subi une correction encore plus sévère, cédant 5,10% pour clôturer à 1 309 points. Cette hémorragie a été principalement tirée par les grandes capitalisations, confirmant un désengagement massif des investisseurs sur les poids lourds de la cote.
Le spectre de la guerre au Moyen-Orient et ses répercussions économiques
L’onde de choc de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, entrée dans son deuxième jour dimanche, a eu des conséquences immédiates sur les marchés mondiaux. Alors que les États-Unis poursuivent leur objectif de « décapiter » le pouvoir iranien, les frappes de représailles de Téhéran ont déjà fait des victimes en Israël et dans plusieurs pays arabes, alimentant un climat d’incertitude et de volatilité.
Les géants de la cote sous pression
Le palmarès des volumes d’échanges illustre parfaitement la pression subie par les mastodontes du marché. TGCC a concentré 205 millions de dirhams d’échanges, clôturant la séance en chute de 9% à 728 dirhams. SGTM a suivi avec 176 millions de dirhams de volume, terminant en repli de 7,68% à 757 dirhams. Maroc Telecom, autre valeur phare, a traité 135 millions de dirhams, pour une baisse de 4,04% à 95 dirhams l’action. Attijariwafa Bank n’a pas été épargnée, cédant plus de 2,22% avec un volume de 129 millions de dirhams. Même Akdital a reculé de 6% avec 7 millions de dirhams échangés.
Les valeurs minières, des havres de sécurité inattendus
Dans ce tableau sombre, les valeurs minières ont brillé par leur résilience, voire leur progression, agissant comme de véritables contre-courants. Managem a ainsi affiché une hausse de 2,94% pour atteindre 8 750 dirhams, avec un volume de 47 millions de dirhams. Sa filiale, la Société Métallurgique d’Imiter (SMI), a carrément bondi de 7,37%, inscrivant un nouveau plus haut historique à 7 499 dirhams, pour 16 millions de dirhams échangés. Cette performance s’explique par la flambée des cours des métaux précieux, traditionnellement considérés comme des valeurs refuges en période de tensions géopolitiques, attirant les investisseurs en quête de sécurité.
Analyse technique : Un seuil majeur enfoncé
Sur le plan technique, cette séance marque un tournant significatif. Le graphique journalier du Masi révèle que l’indice a franchi à la baisse le support majeur des 17 500 points, un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis juin 2025. Ce signal d’alarme pourrait bien accentuer la volatilité à court terme, et les opérateurs de marché scruteront désormais la capacité du Masi à trouver un nouveau palier de stabilisation.
Rochdi Mokhliss | 02 Mars 2026 À 15:30
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