RDC : La MONUSCO en mission cruciale à Uvira pour consolider un cessez-le-feu précaire
, RDC –
Dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est de la République Démocratique du Congo, une équipe de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO) a entamé une mission exploratoire et préliminaire à Uvira, dans la province du Sud-Kivu. L’objectif : préparer le terrain pour le déploiement d’un mécanisme conjoint de suivi d’un cessez-le-feu, un pas jugé essentiel pour apaiser une région déchirée par les conflits.
Uvira, point névralgique d’un conflit complexe
La ville stratégique d’Uvira, située dans l’est du pays, a été le théâtre d’une offensive majeure de la rébellion de l’AFC/M23 en décembre dernier. Cette avancée avait suscité une vive inquiétude, notamment de la part de Washington, médiateur d’un accord de paix fragile entre la RDC et le Rwanda. En janvier, le M23 a annoncé le retrait de ses troupes d’Uvira, affirmant répondre à une demande américaine et plaçant la ville sous la responsabilité de la communauté internationale. L’armée congolaise (FARDC) avait alors rapidement repris le contrôle de cette cité lacustre.
Un mécanisme de suivi pour une paix durable ?
L’accord entériné en décembre prévoyait explicitement l’intervention de la MONUSCO pour une mission de surveillance sur le terrain, visant à instaurer un cessez-le-feu « permanent ». C’est dans cette optique que la MONUSCO, en collaboration avec la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), a dépêché cette mission conjointe à Uvira, dont les travaux s’étendent jusqu’au 27 février.
« Cette mission constitue un prélude essentiel au déploiement futur du mécanisme conjoint de suivi du cessez-le-feu », a souligné la MONUSCO dans un communiqué. Les experts onusiens et régionaux sont chargés d’évaluer minutieusement « l’accès, la sécurité, la logistique et les besoins d’engagement » nécessaires à l’efficacité de ce mécanisme.
Les défis d’une accalmie précaire
Malgré les efforts diplomatiques, la situation sur le terrain reste volatile. L’Angola, autre médiateur clé dans ce dossier, avait proposé un cessez-le-feu à compter du 18 février. Cependant, des sources locales rapportent une reprise des combats dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu après une brève accalmie. Les deux parties, l’armée congolaise et le M23, se sont mutuellement accusées de multiples violations de l’accord.
La logistique représente également un défi de taille. La base des Casques bleus la plus proche d’Uvira est celle de Goma, la capitale du Nord-Kivu, elle-même tombée aux mains du M23 en janvier 2025. L’aéroport de Goma, fermé depuis, est un point stratégique que la MONUSCO espère pouvoir utiliser pour faciliter un éventuel déploiement à Uvira.
Le succès de ce futur mécanisme de suivi dépendra largement des « garanties de sécurité » qui pourront être obtenues, comme le précise le communiqué de la MONUSCO. L’enjeu est de taille : transformer une trêve fragile en une paix durable pour les populations de l’Est de la RDC.
Pour plus de détails, visitez notre site.
Source: Lien externe









Laisser un commentaire