Vue aérienne d'un grand port moderne avec des conteneurs et des navires, symbolisant les infrastructures marocaines.
Économie

Le Maroc, Architecte de sa Prospérité : L’Équilibre Subtil entre État et Marché

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Le Maroc, Architecte de sa Prospérité : L’Équilibre Subtil entre État et Marché

Le Royaume du Maroc est en pleine mutation, redéfinissant son rôle dans l’économie mondiale à travers une stratégie audacieuse de modernisation de ses infrastructures et de ses services publics. L’émergence progressive de l’écosystème de Nador West Med, la position incontestée de Tanger Med parmi les géants mondiaux du transbordement, et l’ambitieux projet Dakhla Atlantique, sont autant de symboles éloquents de cette transformation. Ces réalisations ne sont pas de simples prouesses techniques ; elles incarnent le passage d’un modèle de service public sous monopole étatique absolu à des écosystèmes dynamiques, générateurs de valeur ajoutée et de richesse, grâce à des partenariats public-privé (PPP) novateurs et rigoureusement orchestrés.

Une Vision à Long Terme : Le Pari Gagnant du Maroc

Dans des secteurs aussi vitaux que les infrastructures portuaires et aéroportuaires, le transport, l’électricité, l’eau potable ou les télécommunications, les décisions stratégiques portent leurs fruits sur le long terme. Les succès, comme les éventuelles embûches, ne se révèlent qu’après des années d’efforts. C’est précisément cette temporalité qui rend l’arbitrage entre une ouverture au secteur privé et la sauvegarde des prérogatives publiques si délicat. Alors que de nombreuses nations, sous l’impulsion des institutions financières internationales, ont opté pour des libéralisations hâtives et parfois chaotiques au milieu des années 1990, le Maroc a choisi une voie singulière : celle d’une ouverture progressive, mesurée, alliant un désengagement ciblé de l’État à la préservation jalouse de ses leviers de souveraineté.

La Régulation : Pilier de la Confiance et de l’Attractivité

Au cœur de ce modèle marocain réside une pierre angulaire souvent sous-estimée : la régulation. Plus qu’un simple cadre normatif, sa crédibilité et sa constance dans le temps sont les garants de la confiance. Lorsque l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE) établit les règles de tarification entre opérateurs publics et privés, elle ne se contente pas de résoudre une question technique complexe (comme détaillé en page 10 de notre édition). Elle jette, en réalité, les bases d’un marché énergétique transparent, prévisible et économiquement performant.

L’attractivité future du Maroc pour les investisseurs et les grands acteurs mondiaux ne se mesurera pas uniquement à l’excellence de ses infrastructures – aussi impressionnantes soient-elles. Elle dépendra intrinsèquement de la robustesse et de l’équité de ses règles du jeu. Dans cette équation complexe, la régulation n’est pas une simple formalité administrative ; elle est le signal le plus puissant de la confiance qu’un pays peut offrir à ceux qui souhaitent y investir et y prospérer.

Par Saâd Benmansour


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