Vue aérienne d'une zone inondée au Maroc, avec des maisons partiellement submergées et des champs sous l'eau, symbolisant les crues et l'attente de la décrue.
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Le Maroc Respire : L’Anticyclone des Açores Annonce la Décrue Tant Attendue des Fleuves en Crue

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Le Maroc Respire : L’Anticyclone des Açores Annonce la Décrue Tant Attendue des Fleuves en Crue

Après des semaines d’intempéries incessantes, le Maroc, et particulièrement ses régions du Nord-Ouest, entrevoit enfin une lueur d’espoir. Alors que les oueds Sebou et Loukkos maintiennent des niveaux d’eau alarmants, la persévérance des pluies ayant transformé des étendues entières en paysages inondés, un changement météorologique majeur se profile. Le fameux anticyclone des Açores, longtemps absent, reprend sa place de gardien des cieux, promettant une accalmie salvatrice et, avec elle, la décrue tant espérée.

La persistance des crues : un défi pour le Nord-Ouest

Au 10 février 2026, la situation demeure critique. Les plaines du Gharb et la ville de Ksar El Kébir sont toujours sous les eaux, témoins des précipitations torrentielles qui ont marqué la nuit du 9 au 10 février, notamment autour de Taza. Ces épisodes ont non seulement provoqué des coupures routières temporaires mais aussi des dégâts matériels significatifs dans les zones rurales, allant jusqu’à des effondrements partiels. L’urgence d’une accalmie durable n’a jamais été aussi palpable pour permettre le ressuyage des sols et le retour à une vie normale.

Le Sebou sous haute surveillance

Le niveau de l’oued Sebou continue de préoccuper, dépassant le seuil de crue vicennale (retour de 20 ans). Les affluents en amont du barrage Al Wahda, près de Taounate, Ghafsai et Beni Ahmed, ont vu leurs eaux monter drastiquement. En aval, malgré une amorce de décrue dans l’oued Ouergha, celle-ci s’annonce lente, les niveaux restant supérieurs au seuil de retour de 5 ans. Plus à l’ouest, à Khenichet, une augmentation du débit est encore prévue pour les deux prochains jours avant une légère diminution. La vigilance reste donc de mise sur l’axe Sidi Kacem – Mechraa Bel Ksiri. À Kénitra, l’embouchure du Sebou devrait connaître son pic dans les 24 heures à venir, avant une décrue progressive, mais le débit demeurera élevé, avec une moyenne de 2.000 m³/s jusqu’à la fin février.

Ksar El Kébir et le Loukkos : entre submersion et espoir

La situation autour du barrage Oued El Makhazine est tout aussi préoccupante, avec un taux de remplissage record de 165% atteint ce 10 février 2026. Conséquence directe, l’oued Loukkos continue de submerger de vastes quartiers de Ksar El Kébir. Cependant, les modèles de prévision Copernicus sont porteurs de bonnes nouvelles, anticipant une diminution du débit de l’oued Loukkos dès cette semaine, avec des précipitations ne dépassant pas 40 mm. La décrue effective dépendra également d’une gestion proactive de l’évacuation du surplus du barrage. À l’embouchure du Loukkos, une décrue est attendue dans les 24 prochaines heures, avec une stabilisation à des débits plus faibles dès la semaine suivante.

Le retour salvateur de l’anticyclone des Açores

L’élément clé de cette amélioration annoncée est le retour de l’anticyclone des Açores. Après avoir déserté la région pendant près de deux semaines, laissant le champ libre à trois tempêtes successives (Kristin, Leonardo et Marta) et à des précipitations exceptionnelles, ce système de haute pression se positionne enfin à l’ouest du Maroc.

Un bouclier atmosphérique enfin en place

Actuellement à 1.024 hPa, une pression modérée mais suffisante (le seuil neutre étant de 1.013,25 hPa), l’anticyclone devrait jouer son rôle de bouclier, repoussant les perturbations atlantiques. Les prochaines 24 heures verront un léger déplacement vers l’hémisphère sud, pouvant encore ouvrir une brève fenêtre à des pluies au nord. Mais les prévisions du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) sont claires : à partir du 15 février, l’anticyclone remontera vers le nord, coupant l’alimentation en humidité et instaurant plusieurs jours sans pluie, des conditions idéales pour une décrue rapide et efficace.

Les mécanismes du réchauffement climatique en question

L’intensité et la brutalité de ces épisodes pluvieux trouvent leur explication dans les dérèglements climatiques. Une anomalie de température détectée en janvier 2026 au-dessus de la Sibérie a perturbé le vortex polaire, entraînant la descente d’air froid vers les latitudes moyennes. Ce phénomène a directement impacté la position habituelle de l’anticyclone des Açores, ouvrant la voie à des systèmes d’humidité transatlantiques. Ces manifestations soudaines et violentes du réchauffement climatique confirment les prévisions scientifiques et soulignent la vulnérabilité croissante de notre région.

Face à ces crues inédites, l’intervention rapide et efficace des autorités a permis d’éviter le pire. Cependant, ces événements rappellent l’impératif d’une réflexion approfondie sur la gouvernance hydrique du Maroc. Forte d’une longue expérience, celle-ci doit désormais s’adapter aux nouvelles réalités imposées par le changement climatique, pour garantir la résilience de nos territoires face à des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes.


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