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Carburants : la psychose de la flambée gagne la Bretagne, les automobilistes à l’assaut des pompes

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La psychose du carburant gagne la Bretagne : entre précaution et panique, les pompes sous tension

L’ombre des tensions géopolitiques, notamment la guerre en Iran, plane lourdement sur le marché mondial du pétrole, et ses répercussions se font déjà sentir au cœur de nos régions. En ce mardi 3 mars 2026, les stations-service de l’Hexagone, et particulièrement celles de Bretagne, sont le théâtre d’une affluence inhabituelle. Les automobilistes, pris entre la nécessité de se déplacer et la crainte d’une flambée des prix, adoptent des stratégies d’approvisionnement qui, paradoxalement, pourraient exacerber la situation.

La ruée matinale : quand l’économie rencontre l’inquiétude

À Léhon, dans les Côtes-d’Armor, Sandrine Antoine, hôtesse de l’air, a fait le plein de son véhicule dès l’aube. Si la menace d’un embrasement au Proche-Orient est dans tous les esprits, c’est avant tout le portefeuille qui guide son geste. « Le prix a déjà augmenté depuis la semaine dernière », confie-t-elle, le visage marqué par une légère appréhension. Dans cette région bretonne, où les alternatives de transport en commun sont souvent lacunaires – « le train à côté de chez moi ne passe que deux fois par jour, le bus ne propose pas assez d’horaires », déplore-t-elle – la voiture reste un impératif. À ses côtés, un autre usager, silencieux, s’affaire à remplir non pas un, mais trois bidons de carburant, signe palpable d’une anxiété grandissante.

Le quotidien sous pression : l’infirmière face à la pompe

Candice Navarro, infirmière de bloc opératoire, incarne cette dépendance vitale au véhicule. Chaque jour, elle parcourt 100 kilomètres aller-retour entre Evran, où elle vit, et l’hôpital de Rennes, une distance qui représente un budget mensuel conséquent, estimé entre 300 et 400 euros d’essence. Pour elle, anticiper est devenu une course contre la montre. « J’ai essayé de venir hier, mais c’était la folie, il y avait des dizaines de personnes à la station », raconte-t-elle, témoignant de la frénésie qui s’empare des distributeurs. Cette course à l’approvisionnement, dictée par la peur de l’inconnu et la pression économique, soulève une question cruciale : cette précipitation collective ne risque-t-elle pas d’accélérer la spirale inflationniste que chacun tente désespérément d’éviter ?


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