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Visa Schengen France : rendez-vous, intermédiaires, IA… ce qui attend les Marocains en 2026

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Visa Schengen France : Cap sur 2026 – Entre défis numériques et quête de transparence pour les demandeurs marocains

Le système des visas français au Maroc est à un carrefour. Entre une demande toujours plus pressante, une lutte acharnée contre les intermédiaires indélicats et une réflexion stratégique sur l’intégration de l’intelligence artificielle, l’horizon 2026 promet des évolutions significatives pour les citoyens marocains souhaitant se rendre en France. Pour éclairer ces enjeux, nous avons rencontré Olivier Ramadour, Consul général de France à Rabat (zone Nord), et Aymeric Chuzeville, Consul général de France à Casablanca (zone Sud), qui nous ont livré des chiffres clés et des perspectives d’amélioration.

Un lien humain indéfectible : le Maroc, deuxième bénéficiaire mondial

« Avec près de 300.000 visas délivrés en 2025, le Maroc se maintient comme le deuxième pays au monde pour le nombre de visas français, juste derrière la Chine et devant l’Inde, pourtant bien plus peuplées », révèle Aymeric Chuzeville. Ce chiffre éloquent, en hausse de 6,1% par rapport à 2024, témoigne de la vitalité des échanges humains entre les deux nations, qu’ils soient motivés par les études, les retrouvailles familiales, le tourisme ou les opportunités professionnelles.

Modernisation et efficacité : des efforts concrets

Face à cette demande colossale, les équipes consulaires ont redoublé d’efforts. Olivier Ramadour souligne : « Nous avons réduit les délais moyens d’instruction à moins de quinze jours. Aujourd’hui, près de 90% des demandeurs obtiennent un visa. » Une performance remarquable, accomplie à effectifs constants, saluant l’engagement des agents au service de la relation franco-marocaine. Le réseau TLS Contact, partenaire externe, a également été rénové et étendu, avec l’ouverture d’un nouveau bureau à Laâyoune, rapprochant ainsi les services des demandeurs du Sud.

La bataille contre les intermédiaires : vers plus d’équité

Assainir le processus de prise de rendez-vous

La question des intermédiaires, souvent perçus comme des freins à l’équité, est au cœur des préoccupations. « Elle porte atteinte à un principe fondamental : l’égalité de traitement entre les demandeurs », affirme Olivier Ramadour. Depuis plus d’un an, des expérimentations sont menées avec TLS Contact pour neutraliser les pratiques abusives et rendre la prise de rendez-vous plus juste. Une collaboration étroite avec les autorités marocaines est également en place pour signaler les fraudes, avec un appel clair à une meilleure réglementation nationale pour assainir durablement le système.

Transparence et anticipation : les défis de 2026

Clarifier les motifs de refus

De nombreux postulants expriment un besoin de plus de clarté concernant les motifs de refus. Aymeric Chuzeville rappelle que « les motifs de refus sont strictement encadrés par le Code communautaire des visas, identiques dans tous les pays Schengen. » Il reconnaît que la formulation peut sembler générale, mais insiste sur l’examen individuel approfondi de chaque dossier. Les refus peuvent être basés sur des éléments objectifs (documents manquants, ressources insuffisantes) ou une appréciation globale, et la solidité juridique des décisions est attestée par la confirmation majoritaire des recours par les juridictions.

Adapter l’offre de rendez-vous à une demande croissante

Pour 2026, la prévisibilité des rendez-vous reste un enjeu majeur. Le Consulat s’efforce d’adapter l’offre aux variations saisonnières, comme l’ouverture de créneaux spécifiques pour les étudiants via Campus France ou pour les travailleurs saisonniers en partenariat avec l’OFII. Cependant, l’augmentation constante des demandes (+20% en 2024, +8% en 2025) rend difficile une augmentation du nombre total de visas à moyens constants. L’équilibre entre les différentes catégories de demandeurs sera donc crucial pour répondre au mieux aux besoins.

L’IA au service du visa : une perspective encadrée

Réflexions en cours, mais pas d’intégration quotidienne

L’intelligence artificielle, omniprésente dans l’administration moderne, suscite des interrogations quant à son rôle dans le processus de visa. Olivier Ramadour est catégorique : « À ce stade, nous n’avons pas incorporé l’IA dans notre travail quotidien et chaque dossier déposé continue de faire l’objet d’un examen individuel par un agent consulaire. » Les outils d’analyse actuels sont uniformes à l’échelle mondiale, et si l’IA intéresse, son déploiement est envisagé avec prudence.

Garanties et protection des données

En cas d’intégration future de l’IA, la France, en tant que membre de l’Union Européenne, est soumise à une réglementation stricte en matière de protection des données (RGPD). « Notre législation nationale est, elle aussi, extrêmement rigoureuse », précise Olivier Ramadour. Ces cadres légaux garantiraient l’équité, la prévention des biais algorithmiques et la protection des données personnelles des demandeurs marocains, assurant ainsi une transition technologique responsable et sécurisée.


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Source: Lien externe

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