Les entreprises chinoises sont présentes au Maroc dans des cadres spécifiques.
Économie

Maroc-Chine : Nouvelles routes de la soie, le pari marocain qui porte ses fruits

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Maroc

-Chine : Le pari marocain qui porte ses fruits
Le Maroc a réussi à tirer parti des Nouvelles routes de la soie sans en subir les effets contraignants, selon une étude universitaire récente. Cette étude, publiée dans « African Studies Quarterly », analyse la manière dont les contextes institutionnels nationaux influencent les effets réels de la « Belt and Road Initiative » (BRI) en comparant le Maroc et l’Égypte.
Un partenariat équilibré
Le Maroc a réussi à intégrer la coopération avec la Chine dans une logique de complémentarité plutôt que de substitution, en encadrant et en modulant les investissements chinois en fonction de ses propres priorités nationales. Le Royaume a également diversifié ses partenariats sans rompre avec ses alliances traditionnelles.
Une stratégie d’équilibre assumée
Le Maroc a mis en place un régime douanier strict, avec des droits communs avoisinant 25%, sans traitement préférentiel automatique. Cette contrainte réglementaire est analysée comme un signe de solidité institutionnelle. Les entreprises chinoises sont également présentes au Maroc dans des cadres spécifiques, comme le constructeur automobile Dongfeng, installé dans le cadre d’un partenariat tripartite associant le Maroc, la Chine et la France.
Des échanges commerciaux équilibrés
Les échanges maroco-chinois demeurent relativement équilibrés, en grande partie grâce aux exportations marocaines de phosphates vers la Chine. Le volume des échanges bilatéraux a progressé de 50% entre 2016 et 2021, passant de 4 à 6 milliards de dollars.
Une dette modérée
Le Maroc affiche une dette d’environ 1,03 milliard de dollars envers la Chine, loin des niveaux observés dans d’autres pays de la région, notamment l’Égypte, dont l’endettement vis-à-vis de Pékin atteignait les 7,8 milliards de dollars en 2022.
Une intégration progressive
L’intégration progressive des investissements chinois s’est faite dans un contexte de marché libéral, dynamique et résilient, marqué par une intervention étatique mesurée et un rôle central du secteur privé. Les auteurs de l’étude s’appuient sur plusieurs indicateurs internationaux pour étayer leur analyse.
Un pays à forte capacité de mise en œuvre des politiques de développement
Le Maroc est considéré comme l’un des pays à forte capacité de mise en œuvre des politiques de développement, loin devant l’Égypte. Cette différence se reflète aussi dans les indices de perception de la corruption.


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