Moussa Condé, ancien directeur de la communication de la présidence guinéenne, limogé le 20 mars 2026.
Politique

Les aveux surprenants de Moussa Condé ébranlent la présidence guinéenne

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Les aveux troublants de l’ex-communicant présidentiel

Conakry, Guinée – La scène politique guinéenne est secouée par une affaire aux relents de mystère et d’intrigue. Limogé de ses fonctions le 20 mars dernier, Moussa Condé, l’ancien directeur de la communication et de l’information à la présidence (DCI), a brisé le silence dans une série de vidéos diffusées ce dimanche 22 mars sur les réseaux sociaux. S’il clame s’exprimer « sans y avoir été contraint », la nature de ses révélations et la mise en scène de cette confession publique interrogent, certains y voyant un exercice potentiellement humiliant orchestré en coulisses.

De l’image présidentielle à la réputation écornée

Moussa Condé, dont la « mission principale » était, selon ses propres mots, de « s’occuper de l’image du président Mamadi Doumbouya », se retrouve aujourd’hui au cœur d’une tempête médiatique qui écorne sa propre réputation. Celui qui fut l’architecte de la communication présidentielle post-coup d’État, se voit contraint de dévoiler des pratiques pour le moins… inattendues.

Maraboutage et quête d’influence : les révélations chocs

Dans ses aveux filmés, Moussa Condé a notamment abordé des pratiques de maraboutage, ces rituels mystiques censés influencer le cours des événements. Il aurait ainsi eu recours à des « guérisseurs traditionnels » pour « consolider la position du président » et « neutraliser les forces adverses ». Des sommes d’argent considérables auraient été dépensées pour des talismans, des incantations et des sacrifices, le tout dans l’espoir d’assurer la pérennité du régime et de déjouer les complots supposés. Ces confessions jettent une lumière crue sur les arcanes du pouvoir, où la rationalité politique semble parfois céder le pas à des croyances ancestrales, instrumentalisées à des fins de contrôle et de domination.

« Bordeleries » et manœuvres occultes au cœur de la DCI

Au-delà du maraboutage, Condé a évoqué des « bordeleries » au sein même de la DCI, son ancienne direction. Ce terme, employé avec une certaine ambivalence, semble désigner un ensemble de pratiques douteuses : des manipulations de l’information, des campagnes de dénigrement orchestrées contre des opposants, et une gestion opaque des fonds alloués à la communication. Il a décrit un environnement où la loyauté était testée par des méthodes peu orthodoxes et où les luttes intestines pour le pouvoir étaient monnaie courante, transformant parfois le service public en un véritable nid d’intrigues.

Les coups de fil suspects : un réseau d’influence parallèle ?

L’ancien communicant a également fait état de « coups de fil suspects » qu’il aurait reçus ou passés, suggérant l’existence d’un réseau d’influence parallèle, voire de pressions exercées par des figures obscures. Ces appels, dont la teneur exacte n’a pas été entièrement révélée, pourraient concerner des tentatives d’intimidation de journalistes, des fuites d’informations stratégiques ou des tractations secrètes avec des acteurs non officiels. L’ombre de la manipulation plane sur ces révélations, laissant entrevoir un système où les décisions ne sont pas toujours prises à la lumière du jour.

Une confession libre ou contrainte ? La Guinée s’interroge

La question de la sincérité et de la liberté de ces aveux reste posée. Si Moussa Condé insiste sur son absence de contrainte, l’opinion publique guinéenne, habituée aux purges et aux mises au ban des personnalités tombées en disgrâce, peine à croire à une démarche totalement volontaire. Ces vidéos, d’une durée significative, pourraient être perçues comme une tentative de la part du pouvoir de discréditer un ancien collaborateur ou d’envoyer un message fort à d’autres potentiels dissidents. Quoi qu’il en soit, cette affaire, mêlant surnaturel et basse politique, promet de faire couler beaucoup d’encre et d’alimenter les débats sur la gouvernance actuelle en Guinée.


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