Détroit d'Ormuz : L'OTAN dit
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Détroit d’Ormuz : L’OTAN dit non à Trump, l’Europe divisée sur une alternative

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Détroit d’Ormuz : L’OTAN dit non à Trump, l’Europe divisée sur une alternative

La tension monte dans le détroit d’Ormuz. Face à la fermeture de ce corridor maritime vital, par lequel transite une part considérable des hydrocarbures mondiaux, le président américain Donald Trump a intensifié ses exhortations à ses alliés pour une mobilisation de l’Alliance atlantique. Cependant, cette demande a rencontré une fin de non-recevoir collective de la part de plusieurs acteurs clés, de Londres à Canberra, tandis que l’Europe peine à trouver un consensus autour d’une voie alternative.

Le Refus Catégorique des Alliés Majeurs

Londres et Berlin : Une Alliance Défensive, Pas Offensive

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a été catégorique lors d’une récente conférence de presse : la réponse au blocage du détroit « ne sera pas et n’a jamais été envisagée comme une mission de l’OTAN ». Le Royaume-Uni privilégie une approche collaborative, axée sur une « alliance de partenaires » regroupant pays européens, États du Golfe et États-Unis, écartant ainsi le cadre institutionnel de l’Alliance atlantique.

Berlin a réaffirmé une position similaire. Stefan Kornelius, porte-parole du gouvernement allemand, a rappelé que l’OTAN est « une alliance pour la défense du territoire » de ses membres, soulignant que « le mandat » pour toute intervention extérieure manque. Le ministre de la Défense, Boris Pistorius, a formellement exclu toute participation militaire allemande, tout en se disant prêt à agir « par la voie diplomatique ».

L’Indo-Pacifique suit le pas : Tokyo et Canberra s’abstiennent

Même les alliés historiques de Washington dans la région indo-pacifique, le Japon et l’Australie, ont choisi de ne pas envoyer de moyens militaires dans la zone, renforçant ainsi le front du refus face à l’appel de Trump.

La Pression Américaine : Un Écho Limité

Face à ces refus en cascade, le président américain a haussé le ton, avertissant qu’il serait « très mauvais » pour l’OTAN que ses membres – en particulier ceux qui dépendent du pétrole transitant par le détroit – refusent de se mobiliser. Cette rhétorique, empreinte de pression, n’a toutefois pas rencontré l’écho escompté. Seuls les ministres des Affaires étrangères lituanien et polonais, fidèles à leur engagement atlantiste, ont estimé que les alliés devraient « étudier » une demande américaine si elle était officiellement soumise à l’Alliance.

L’Europe en Quête d’une Solution : Le Dilemme Aspides

Les Vingt-Sept ne restent pas sans réponse pour autant. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont envisagé lundi l’extension de la mission navale Aspides – actuellement déployée en mer Rouge pour protéger les navires marchands des attaques houthies – afin de sécuriser également le détroit d’Ormuz. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a confirmé que cette option était sur la table.

Cependant, plusieurs capitales freinent des quatre fers. L’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas expriment de vives réserves face à toute initiative susceptible d’attiser davantage les tensions régionales. « Il ne faut rien faire qui ajoute encore plus de tension », a résumé le ministre espagnol José Manuel Albares. La France avait pourtant, dès le début du mois de mars, esquissé l’idée d’une mission internationale « purement défensive », sans plus de précisions sur son cadre.

La Position Nuancée du Royaume-Uni

Bien que Londres refuse le cadre de l’OTAN, le Royaume-Uni ne demeure pas inactive. Des systèmes de détection de mines sont déjà déployés dans la région, un destroyer de la Royal Navy est positionné en Méditerranée orientale, et Londres a autorisé Washington à utiliser deux bases militaires britanniques pour des « opérations défensives » contre l’Iran. Parallèlement, le Premier ministre Keir Starmer a annoncé un ambitieux plan de 53 millions de livres sterling pour amortir le choc de la flambée des prix de l’énergie sur les ménages britanniques. Néanmoins, il a posé une limite claire : le Royaume-Uni « ne se laissera pas entraîner dans une guerre plus vaste ».

S.N. avec agences / Les Inspirations ÉCO


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