El Jadida : Le Marteau de la Justice S’Abat sur Trois Moqadems Corrompus, 12 Ans de Prison Ferme
La ville d’El Jadida a été le théâtre d’un jugement retentissant, marquant un coup d’arrêt ferme à la corruption au sein de l’administration locale. Trois agents d’autorité, communément appelés Moqadems, ont été lourdement condamnés à un total de douze ans de prison ferme par la chambre criminelle de la Cour d’appel, pour des faits de faux en écriture publique et de corruption. Une affaire qui a éclaté de manière fortuite, révélant un système bien huilé de malversations.
Une découverte fortuite qui démasque la fraude
L’engrenage judiciaire a été mis en mouvement en octobre 2025, suite à la vigilance d’un caïd de la quatrième annexe administrative d’El Jadida. C’est en examinant un dossier notarial qu’un jeune citoyen, sollicitant un certificat de résidence, a présenté une copie d’un document déjà prétendument délivré à une Marocaine résidant à l’étranger. La signature, celle du caïd, figurait sur le document, mais l’absence d’enregistrement dans le registre officiel a immédiatement éveillé les soupçons du responsable. Un signe indubitable d’une falsification.
Face à cette anomalie flagrante, le caïd a confronté ses subordonnés. L’un des Moqadems, pris au dépourvu, a rapidement avoué être l’auteur du faux certificat, impliquant par la même occasion deux de ses collègues de la même annexe. Une révélation choc qui a conduit le caïd à saisir sans délai la justice, obtenant le feu vert de sa hiérarchie pour agir avec la plus grande fermeté.
L’enquête révèle l’ampleur du réseau
La brigade criminelle du service provincial de la police judiciaire d’El Jadida a promptement ouvert une enquête approfondie. Le 27 octobre 2025, les trois Moqadems incriminés étaient arrêtés et placés en garde à vue. Si l’un avait déjà confessé, ses deux complices ont initialement nié toute participation à la falsification du document destiné à la MRE, utilisé pour une procédure fiscale liée à un bien immobilier.
Cependant, les investigations ne se sont pas arrêtées là. Les enquêteurs ont étendu leurs recherches à l’annexe administrative et à la Direction provinciale des impôts. Leurs efforts ont porté leurs fruits, dévoilant une vingtaine de certificats de résidence supplémentaires, tous non répertoriés dans les registres officiels. Ces documents, dont la délivrance est fortement suspectée d’avoir été monnayée contre des pots-de-vin, ont mis en lumière l’existence d’un véritable réseau de corruption au sein de l’administration.
Un verdict exemplaire pour la probité publique
Après quatre mois de détention préventive, le procès des trois Moqadems s’est tenu devant la chambre criminelle de la Cour d’appel d’El Jadida. Le mardi 24 février 2026, après délibération, les magistrats ont rendu leur verdict : chacun des trois agents d’autorité a été reconnu coupable de faux commis par un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions et de corruption, et condamné à quatre ans de prison ferme. Soit un total de douze ans de réclusion pour ce trio qui a trahi la confiance publique.
Cette sentence, d’une sévérité notable, envoie un signal fort : l’État marocain, par le biais de ses institutions judiciaires, est déterminé à éradiquer les pratiques de corruption et à garantir l’intégrité de son administration. Un rappel salutaire que nul n’est au-dessus des lois, et que la probité est un pilier inébranlable de la fonction publique.
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