Moyen-Orient : Le Charles-de-Gaulle en Méditerranée, Israël frappe l’Iran en riposte
Dans un contexte d’escalade fulgurante des tensions au Moyen-Orient, le président français Emmanuel Macron a annoncé des mesures d’envergure, ordonnant notamment au porte-avions « Charles-de-Gaulle » de « faire route vers la Méditerranée ». Cette décision, qui marque un renforcement significatif de la posture française, s’accompagne du déploiement de la frégate « Languedoc » et de moyens de défense antiaérienne supplémentaires à Chypre, une île de l’Union européenne récemment visée par une frappe.
Israël riposte massivement aux barrages iraniens
L’armée israélienne a confirmé avoir lancé une « large vague de frappes » sur le territoire iranien. Ces opérations ciblent des « sites de lancement, des systèmes de défense aérienne et d’autres infrastructures » en Iran, en réponse à trois barrages de missiles d’envergure lancés par la République islamique contre Israël ces dernières heures. Ces attaques iraniennes ont déjà causé des blessures à une femme dans la région de Tel-Aviv et provoqué des explosions retentissantes à Jérusalem, soulignant la gravité de la confrontation.
Le Liban et l’Irak, théâtres d’une tension grandissante
La spirale de violence ne se limite pas aux deux protagonistes principaux. À Beyrouth, une forte explosion a été rapportée par l’Agence France-Presse, alors que le Liban est le théâtre d’échanges de frappes intenses entre Israël et le Hezbollah depuis quarante-huit heures. Le mouvement pro-iranien a revendiqué sa douzième attaque de la journée, ciblant la base navale de Haïfa avec des « missiles de haute qualité », une réplique directe aux bombardements israéliens sur des dizaines de villes libanaises, y compris la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. L’armée israélienne a affirmé avoir intercepté la majorité de ces projectiles.
En Irak, un drone a été abattu près de l’aéroport international de Bagdad, où est stationnée une base militaire abritant des conseillers américains. Cette interception fait suite à la saisie, peu avant, de neuf roquettes et de leur lanceur, prêts à être utilisés contre l’aéroport. Plus au nord, à Souleimaniyé, deuxième ville du Kurdistan autonome, une frappe de drone a touché une zone proche d’un ancien bâtiment des Nations unies, sans faire de victimes. Ces incidents s’ajoutent à des frappes de drones antérieures, imputées à l’Iran, visant des camps de combattants kurdes iraniens en exil.
Le Qatar déjoue des opérations d’espionnage iraniennes
L’onde de choc de cette crise se fait également sentir dans le Golfe. L’agence de presse officielle du Qatar a annoncé le démantèlement de deux cellules d’espionnage liées aux Gardiens de la révolution iraniens. Dix suspects ont été arrêtés, dont sept chargés de collecter des informations sur des infrastructures vitales et militaires, et trois planifiant des opérations de sabotage. Tous ont admis leurs liens avec l’armée idéologique de l’Iran, révélant l’étendue des activités clandestines dans la région.
Le Canada appelle au respect du droit international et à la désescalade
Sur la scène internationale, le premier ministre canadien, Mark Carney, a exhorté « toutes les parties », y compris les États-Unis et Israël, à « respecter les règles d’engagement internationales ». S’exprimant à Sydney, il a réaffirmé l’impératif du droit international pour tous les belligérants. Bien qu’il ait apporté son soutien aux frappes israélo-américaines contre l’Iran, justifiées par le programme nucléaire de Téhéran et son soutien aux groupes armés, Carney a exprimé ses « regrets » quant à l’absence de consultation des Nations unies et des alliés, dont le Canada, avant ces actions. Ottawa se déclare prêt à « apporter son assistance pour atteindre une désescalade rapide des hostilités ».
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