Maroc face à la tempête moyen-orientale : Nadia Fettah dévoile un plan d’action économique robuste
Rochdi Mokhliss | 04 Mars 2026 À 17:05
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Alors que les flammes de l’escalade militaire embrasent le Moyen-Orient et que l’incertitude plane sur les marchés énergétiques mondiaux, le Maroc, par la voix de sa ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, se veut un phare de stabilité. Interrogée sur BFM TV, la ministre a affirmé avec conviction que le Royaume dispose d’un « plan d’action qu’il faut » et des instruments nécessaires pour amortir tout choc économique potentiel, soulignant la solidité de ses fondamentaux face à une conjoncture internationale des plus volatiles.
La Résilience Marocaine à l’Épreuve des Turbulences
Une vigilance constante face aux répercussions régionales
Au lendemain d’un week-end marqué par une montée brutale des tensions géopolitiques, le Maroc observe avec une attention soutenue l’évolution de la situation au Moyen-Orient et ses éventuelles répercussions sur son économie. Nadia Fettah a réitéré la vigilance des autorités, tout en exprimant une confiance inébranlable dans la capacité du pays à absorber les ondes de choc externes.
La Bourse de Casablanca : un baromètre sous tension
Le marché boursier de Casablanca, sensible aux soubresauts mondiaux, a d’ores et déjà ressenti les effets de cette instabilité. Après une chute de 4,27% lundi, l’indice MASI a enregistré une nouvelle baisse de 5,63%, clôturant à 16 399 points. Cette hémorragie, effaçant plusieurs mois de gains en seulement deux séances, s’est déroulée dans un volume d’échanges soutenu de 984 millions de dirhams, signe d’une nervosité palpable chez les investisseurs.
Des mécanismes d’amortissement éprouvés
La ministre a reconnu que l’économie marocaine, intrinsèquement liée aux chaînes de valeur mondiales, ne peut être totalement imperméable aux effets indirects d’un conflit régional. « Nous importons nos hydrocarbures, donc nous sommes prêts à d’éventuels impacts sur notre économie. Le Maroc a le plan d’action qu’il faut », a-t-elle martelé. Elle a souligné la présence d’« amortisseurs » robustes, déjà testés et activés lors des récentes crises inflationnistes mondiales. Ces dispositifs incluent des mécanismes de protection pour les populations vulnérables et des mesures de soutien à l’économie, appuyés par des réserves de change solides et un mix énergétique de plus en plus orienté vers le vert, attestant de la résilience avérée du Royaume.
Stabilité et Attractivité : Les Piliers de la Stratégie Marocaine
La gestion pragmatique des prix de l’énergie
L’évolution des prix de l’énergie reste une préoccupation majeure. Si le baril de pétrole, budgétisé à 65 dollars dans la loi de finances, oscille déjà autour de 85 dollars, Nadia Fettah considère qu’une hausse prolongée, bien que délicate, serait un « défi maîtrisable ». L’impact du gaz, quant à lui, est jugé « limité » en raison d’une consommation majoritairement domestique.
Le Maroc, havre de paix pour l’investissement étranger
Malgré le climat international tendu, l’attractivité économique du Maroc demeure intacte. La ministre a mis en exergue un « actif considérable » : sa stabilité politique et économique durable. Cet atout stratégique confère au Royaume une position privilégiée dans un environnement global marqué par l’incertitude. « Le Maroc est une vraie base d’investissement dans un monde turbulent. L’opportunité est là, même dans un moment douloureux comme celui-ci », a-t-elle affirmé, invitant à voir au-delà des turbulences immédiates.
L’essor industriel : l’exemple Safran
La cohérence de la stratégie économique marocaine, qui conjugue l’attraction des investissements étrangers et le développement d’un tissu industriel local, se manifeste concrètement. Les récentes annonces du géant français Safran en sont une illustration éloquente : l’ouverture d’une chaîne d’assemblage de moteurs LEAP pour Airbus et d’une nouvelle usine de trains d’atterrissage. Ces projets, représentant un investissement de près de 500 millions d’euros et la création de quelque 800 emplois, témoignent d’une confiance durable dans la trajectoire industrielle du Maroc. L’ambition est désormais de répliquer les succès de l’automobile (plus de 60% de taux d’intégration) et de l’aéronautique (42%) à d’autres secteurs prometteurs.
Une Vision à Long Terme et des Partenariats Stratégiques
La diversification des partenariats internationaux est un autre pilier fondamental de la résilience économique marocaine. Le Royaume tisse des liens économiques solides avec l’Europe, les États du Golfe, les États-Unis et la Chine, s’inscrivant dans une stratégie d’ouverture et de long terme. « Nous sommes un pays ouvert qui dialogue avec l’ensemble. Nous sommes crédibles et fiables (…) nous sommes restés fidèles à nos partenaires d’hier et nos partenaires d’aujourd’hui et de demain », a conclu Nadia Fettah, réaffirmant le positionnement du Maroc comme un acteur économique stable et digne de confiance sur la scène mondiale.
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