Pharmacies : Le Maroc Face au Défi de l’Ouverture du Capital, Regards Croisés sur les Modèles Mondiaux
est à la croisée des chemins. Le débat autour de l’ouverture du capital des pharmacies d’officine, une question d’une importance capitale pour la santé publique et l’économie du secteur, ne cesse de s’intensifier. Au cœur des préoccupations : comment concilier les impératifs de rentabilité et d’investissement avec la mission de service public et l’accès équitable aux soins ? Pour éclairer cette réflexion nationale, un examen attentif des expériences internationales s’impose, offrant une palette de modèles et de leçons précieuses.
Un Enjeu Stratégique pour le Secteur Pharmaceutique Marocain
La structure actuelle du capital des pharmacies au Maroc, majoritairement détenue par des pharmaciens, est un pilier historique du système de santé. Cependant, les pressions économiques, les besoins d’innovation et la volonté d’optimiser le maillage territorial poussent à envisager de nouvelles pistes. L’ouverture du capital à des investisseurs non-pharmaciens est l’une d’elles, promettant potentiellement des capitaux frais pour moderniser les officines, développer de nouveaux services et renforcer la compétitivité.
Les Leçons des Expériences Européennes
Plusieurs nations européennes ont déjà franchi le pas, avec des degrés d’ouverture variés. En France, par exemple, la propriété des pharmacies reste strictement réservée aux pharmaciens, garantissant une indépendance professionnelle. À l’inverse, des pays comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne
ont adopté des modèles plus libéraux, permettant une participation, voire une détention majoritaire, par des entités non-pharmaceutiques ou des chaînes. Ces approches ont eu des impacts divers sur la densité du réseau officinal, la qualité des services offerts et la dynamique concurrentielle.
Au-delà de l’Europe : Diversité des Modèles
L’exploration ne se limite pas au continent européen. D’autres régions du monde présentent des cadres réglementaires encore différents. Certains pays ont opté pour une libéralisation quasi-totale, tandis que d’autres maintiennent des restrictions strictes, cherchant à préserver un équilibre entre l’accès aux médicaments et la viabilité économique des petites structures. Chaque modèle a ses avantages et ses inconvénients, souvent liés au contexte socio-économique et culturel local.
Impacts Potentiels et Questions Cruciales
L’analyse des cas internationaux met en lumière des questions fondamentales pour le Maroc :
- Maillage territorial : Une ouverture du capital pourrait-elle conduire à une concentration des officines dans les zones urbaines rentables, au détriment des régions rurales ?
- Qualité des services :
L’arrivée de nouveaux acteurs pourrait-elle stimuler l’innovation et l’élargissement des services (dépistage, vaccination, conseils personnalisés) ou, au contraire, entraîner une standardisation et une perte de la relation de proximité ?
- Économie du secteur : Quels seraient les effets sur les prix des médicaments, la concurrence et la survie des pharmacies indépendantes ?
Le défi pour le Maroc sera de tirer les bonnes leçons de ces expériences pour élaborer un modèle qui serve au mieux les intérêts des citoyens et assure la pérennité d’un système de santé de qualité.
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Par Kenza Khatla, le 1 mars 2026 à 11h15 (Modifié le 1 mars 2026 à 14h38)
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