L’escalade dévastatrice au Moyen-Orient : un bilan humain tragique en Iran
La tension atteint un paroxysme alarmant au Moyen-Orient. L’Iran est le théâtre de bombardements d’une violence inouïe, dont le dernier en date a frappé de plein fouet une école de filles à Minab, dans le sud du pays. Selon l’agence de presse officielle IRNA, cette attaque israélienne a coûté la vie à 63 personnes et en a blessé 92 autres. Le drame est d’autant plus poignant que de nombreuses jeunes élèves seraient encore ensevelies sous les décombres, transformant un lieu d’apprentissage en scène de désolation.
Un conflit aux répercussions régionales immédiates
L’onde de choc de ces frappes ne se limite pas aux frontières iraniennes. Le bilan humain s’alourdit dans plusieurs nations de la région, soulignant la nature tentaculaire de cette crise.
Les victimes se comptent par dizaines
- Iran : Outre le massacre de Minab, les autorités déplorent 63 morts et 92 blessés dans cette attaque ciblée sur une école primaire pour filles.
- Irak : Deux vies ont été fauchées lors d’un bombardement visant une base militaire, bastion du puissant groupe armé Kataëb Hezbollah, notoirement soutenu par Téhéran.
- Émirats arabes unis : Abou Dhabi a également payé un lourd tribut, avec au moins un décès – un ressortissant asiatique – causé par la chute de débris de missiles dans un quartier résidentiel.
- Syrie : Quatre personnes ont péri dans la ville méridionale de Souweïda, où un missile iranien s’est abattu sur un bâtiment de la zone industrielle, d’après l’agence officielle SANA.
Réactions et manœuvres diplomatiques sous haute tension
Alors que les sirènes résonnent, les capitales régionales et internationales s’activent, entre condamnations fermes et préparatifs de riposte.
Téhéran appelle à la justice internationale
Abbas Araghtchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, a eu un entretien téléphonique avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. Il a insisté sur la nécessité d’une « action décisive de la part de la communauté internationale, en particulier du Conseil de sécurité des Nations unies, afin de mettre un terme aux actions agressives et de traduire les criminels en justice », comme le rapporte la diplomatie iranienne.
L’Arabie Saoudite menace de riposter
Riyad, qui abrite des installations militaires américaines, a « fermement condamné les attaques iraniennes flagrantes et lâches » sur son territoire. Le ministère des Affaires étrangères saoudien a clairement indiqué que le royaume se réservait « le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre sa sécurité et protéger son territoire, ses citoyens et ses résidents, y compris l’option de répondre à cette agression ».
Les dirigeants iraniens « sains et saufs »
Malgré l’intensité des frappes, Abbas Araghtchi a tenu à rassurer sur le sort des hauts dignitaires iraniens. Interrogé par NBC News, il a affirmé que « presque tous les responsables de haut rang sont sains et saufs », citant notamment l’ayatollah Ali Khamenei, le président Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei, Ebrahim Azizi et le chef du Parlement. « Tout le monde est donc désormais à sa place, nous gérons la situation et tout va bien », a-t-il déclaré. Il a également précisé que les ripostes iraniennes visaient « les bases américaines dans la région » et étaient « une mesure défensive », non dirigées contre les pays du Golfe.
Opérations militaires et mobilisation internationale
Sur le front militaire, la riposte israélienne prend une ampleur inédite, tandis que la France se prépare à faire face aux conséquences de cette dégradation.
Israël revendique une frappe « de grande envergure »
L’armée israélienne a annoncé avoir mené à bien une « frappe de grande envergure » ciblant les systèmes de défense stratégiques iraniens. Un système avancé de défense aérienne SA-65, localisé dans la région de Kermanshah, dans l’ouest de l’Iran, aurait été spécifiquement visé. Le chef d’état-major de l’armée israélienne a souligné que cette opération, baptisée « Rugissement du Lion », est d’une « tout autre échelle » que celle de juin 2025, laissant entrevoir une intensification sans précédent du conflit.
Macron convoque un conseil de défense
Face à l’urgence de la situation, le président français Emmanuel Macron a convoqué un conseil de défense et de sécurité nationale à 18 heures. Sur X, il a réaffirmé que « toutes les mesures [étaient] prises » pour garantir la sécurité de la France, de ses ressortissants et de ses « emprises » militaires au Moyen-Orient, se tenant « prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation ».
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