Des supporters sénégalais manifestent à Dakar, brandissant des pancartes 'Libérez les otages', en soutien aux 18 fans emprisonnés au Maroc après la finale de la CAN.
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CAN 2025 : La détention de supporters sénégalais au Maroc enflamme Dakar et met à l’épreuve les relations bilatérales

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Tension diplomatique et clameur populaire : Le Sénégal exige la libération de ses supporters détenus au Maroc

L’onde de choc de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) continue de se propager bien au-delà des terrains. Près de deux mois après la victoire du Sénégal face au Maroc,

dix-huit supporters sénégalais se retrouvent toujours derrière les barreaux au Royaume chérifien

, accusés de « hooliganisme ». Une situation qui exacerbe les tensions et a poussé quelque 250 âmes à descendre dans les rues de Dakar ce 28 février 2026, réclamant justice et liberté.

Un verdict lourd de conséquences

Le 19 février dernier, le tribunal de Rabat a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison ferme à l’encontre de ces dix-huit ressortissants sénégalais. Les chefs d’accusation sont multiples et graves : « hooliganisme », englobant des

actes de violence envers les forces de l’ordre, une incursion partielle sur la pelouse et des jets de projectiles. Des incidents survenus lors de la finale houleuse de la CAN, où l’émotion a manifestement débordé.

Dakar se lève : « Libérez les otages ! »

Dans un élan de solidarité et de protestation, environ 250 personnes, selon les estimations policières, se sont rassemblées dans un quartier nord de Dakar. Le message était clair, scandé à l’unisson et affiché sur des pancartes brandies fièrement : « Libérez les otages ! ». La marche, s’étendant sur 1,5 km, s’est déroulée sous l’œil vigilant des forces de l’ordre, sans qu’aucun incident ne vienne entacher ce cri du cœur populaire.

La diplomatie en alerte : La voix du Premier Ministre

La situation n’a pas manqué de susciter l’indignation au plus haut niveau de l’État sénégalais. Ousmane Sonko, Premier ministre, a publiquement déploré cette semaine la condamnation de ses concitoyens. «

On a l’impression que cette affaire dépasse le cadre du sport et c’est regrettable

. Pour deux pays qui se réclament amis comme le Maroc et le Sénégal, les choses ne devaient pas en arriver là », a-t-il déclaré mardi 24 février devant l’Assemblée nationale, soulignant l’anomalie d’une telle escalade entre nations historiquement liées.

Retour sur une finale controversée

L’origine de ce drame judiciaire remonte au 18 janvier, lors de la finale de la CAN à Rabat. Alors que le score était de 0-0 et que le match touchait à sa fin, un pénalty controversé a été accordé au Maroc dans le temps additionnel de la seconde mi-temps. Cette décision arbitrale a provoqué un véritable chaos : une partie des joueurs sénégalais a quitté le terrain, tandis que dans les tribunes, des supporters, emportés par la fureur, ont tenté d’envahir la pelouse et ont lancé divers projectiles. Malgré ces tumultes, le Sénégal a finalement arraché la victoire 1-0 après les prolongations, mais le goût de la victoire est aujourd’hui teinté d’amertume pour de nombreuses familles.

Cette affaire met en lumière les défis complexes de la gestion des passions sportives et des relations bilatérales, appelant à une résolution rapide et juste pour apaiser les esprits et préserver les liens d’amitié entre le Sénégal et le Maroc.


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