Le Silence Éloquent de Mistura: Quand l’ONU Tâtonne sur le Sahara
Les coulisses de la diplomatie internationale bruissent d’interrogations suite aux récentes discussions sur le dossier du Sahara Marocain. Les 23 et 24 février derniers, Washington D.C. a été le théâtre d’une troisième réunion interministérielle, co-présidée par l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Marocain, Staffan de Mistura, et l’Ambassadeur Michael Waltz, Représentant permanent des États-Unis. Un soutien de poids, Massad Boulos, Conseiller principal du Président américain pour les affaires arabes et africaines, était également de la partie, soulignant une implication américaine notable.
Des Discussions Approfondies, un Silence Pesant
Selon Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, ces pourparlers ont permis des « discussions approfondies », s’appuyant notamment sur la proposition d’autonomie avancée par le Maroc, en parfaite conformité avec la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité. Si cette avancée est jugée « encourageante », Dujarric a néanmoins rappelé qu’un « travail important reste à accomplir », insistant sur la « question cruciale de l’autodétermination du peuple du Sahara Marocain » pour parvenir à une « solution mutuellement acceptable au conflit ».
La Gêne de l’ONU Derrière le Mutisme de l’Émissaire?
C’est le mutisme de Staffan de Mistura face aux médias qui a particulièrement retenu l’attention. Interrogé sur cette discrétion inhabituelle, Stéphane Dujarric a tenté de tempérer, affirmant que Mistura n’est « jamais peur des micros ni des caméras ». Cependant, il a concédé que « compte tenu de la sensibilité des discussions en cours », l’émissaire avait « décidé de ne pas s’exprimer publiquement ». Une explication qui, loin de dissiper les doutes, semble plutôt confirmer une certaine gêne au sein de l’organisation. La veille déjà, Dujarric avait évoqué un choix de l’émissaire de « ne pas s’exprimer davantage pour le moment ».
Un Rôle Onusien en Retrait?
Cette séquence diplomatique marque une rupture notable. Contrairement aux précédents rounds de négociations, l’ONU semble cette fois-ci reléguée à un rôle plus discret, voire secondaire, laissant les États-Unis prendre les devants dans la co-présidence des réunions interministérielles. Ce changement de dynamique soulève des questions quant à l’orientation future du processus de paix et à la capacité des Nations unies à impulser une résolution durable à ce conflit de longue date.
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