Présidentielle 2027 : Le Centre et la Droite, un Chemin Semé d’Écueils vers l’Unité
À l’aube de l’élection présidentielle de 2027, le paysage politique français, déjà fragmenté, révèle une droite et un centre en pleine déliquescence. Quinze mois avant l’échéance suprême, les formations qui peinent à gouverner de concert depuis la dissolution de juin 2024, semblent incapables de s’aligner sur une candidature unie pour la conquête de l’Élysée. Un spectacle de désunion qui hante déjà les couloirs de Renaissance, Horizons, du MoDem et des Républicains.
La Fragmentation du Bloc Central et Droit
L’annonce de la candidature du président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, le 12 février, n’a fait qu’accentuer cette cacophonie. Son positionnement, résolument ancré à droite, vient s’ajouter à une liste déjà fournie de prétendants issus de l’ancienne majorité présidentielle. Le maire du Havre, Edouard Philippe, figure de proue d’Horizons, est déjà sur le terrain, menant une campagne active. Chez Renaissance, l’ambitieux Gabriel Attal ne cache pas ses intentions de se lancer dans la course après les élections municipales, ajoutant une nouvelle strate à cette compétition interne.
Les Voix d’Alerte Face au Risque de Déroute
Mais la liste des aspirants à la succession d’Emmanuel Macron ne s’arrête pas là. Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, en désaccord manifeste avec la ligne droitière de Bruno Retailleau, se positionne en « outsider » potentiel. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, quant à lui, « songe » ouvertement à une candidature, tout en tirant la sonnette d’alarme sur les dangers d’une telle dispersion. « Si on est plusieurs candidats de la droite et du centre, nous ne serons pas à l’élection présidentielle au second tour, et donc nous laisserons nos électeurs choisir entre deux extrêmes et ils nous en voudront », a-t-il averti sur RTL le 15 février. Un constat partagé par de nombreux élus de l’aile droite du camp présidentiel, qui voient dans cette profusion de candidatures une aberration électorale. Dans un paysage politique tripartite, le bloc central et la droite, pris en étau entre la gauche et l’extrême droite, partagent en effet une part significative de leur électorat, rendant toute division potentiellement fatale.
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